(Photo by PHILIPPE DESMAZES / AFP)

Transmission du Covid-19 dans l'air ? Des chercheurs, dont un Lyonnais, alertent

239 scientifiques, dont un exerçant à Lyon 1, appellent à prendre en compte la contagiosité du coronavirus dans l'air dans les politiques de lutte contre le Covid-19.

Selon l'AFP, un groupe de 239 scientifiques internationaux a appelé lundi les autorités de santé de la planète à reconnaître que la Covid-19 peut se propager dans l’air au-delà de deux mètres. Selon plusieurs études, tout comme d'autres virus, le coronavirus SARS-CoV-2 pourrait être transporté dans des gouttelettes microscopiques (moins de 5 microns de diamètre) présentes dans l’air expiré. En suspension dans l'air, pendant plusieurs heures potentiellement, elles pourraient alors être inspirées par d'autres personnes autour de celle infectée. “Il n’a jamais été prouvé que ces particules de coronavirus étaient viables et pouvaient provoquer des infections ; mais les indices s’accumulent”, écrit l'agence de presse.

“Nous appelons la communauté médicale et les organismes nationaux et internationaux compétents à reconnaître le potentiel de transmission aérienne du Covid-19”, ont écrit dans la revue Clinical Infectious Diseases d’Oxford deux scientifiques, Lidia Morawska de l’université de Queensland (Australie) et Donald Milton de l’université du Maryland, dans un article signé par 237 autres experts. Parmi ces experts, le Lyonnais Christian George, chercheur au CNRS à l'Institut de recherches sur la catalyse et l'environnement de Lyon (IRCELYON, CNRS/Univ, Lyon 1).

“Il existe un potentiel important de risque d’inhalation de virus contenus dans des gouttelettes respiratoires microscopiques (microgouttelettes) à des distances courtes et moyennes (jusqu’à plusieurs mètres, de l’ordre de l’échelle d’une pièce), et nous prônons le recours à des mesures préventives pour empêcher cette voie de transmission aérienne”, assurent les auteurs. Pour le moment, aucun consensus scientifique n’assure que la contagion par ces goutelles joue un rôle dans la diffusion du Covid-19, mais “l’absence de preuve n’est pas une preuve d’absence”, indique l'un des signataires à l'AFP. Les chercheurs plaident aujourd'hui pour une meilleure ventilation des lieux de travail, écoles, hôpitaux et maisons de retraite.

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