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TGV Lyon – Turin : Vinci signe un contrat de 220 millions d’euros

Un contrat de 220 millions d’euros a été attribué à la multinationale Vinci pour la construction de quatre puits de ventilation dans un tunnel de la prochaine ligne TGV Lyon – Turin.

Le 10 juillet dernier, le TELT (Tunnel Euralpin Lyon Turin), promoteur public en charge de la réalisation de la future liaison ferroviaire Lyon – Turin, annonce l’attribution de la construction de quatre puits de ventilation à l’entreprise Vinci. Soit un contrat de 220 millions d’euros.

D’après leur communiqué, les travaux s’étaleront sur 36 mois autour du tunnel reliant Saint-Jean-de-Maurienne à Susa (Italie), long de 57 kilomètres. Les quatre puits de ventilation, de 500 mètres de hauteur et 5,2 mètres de diamètre chacun seront implantés aux alentours de la commune d’Avrieux, en Savoie. Les travaux devraient employer près de 250 salariés, comprenant ouvriers et personnels d’encadrement.

Le TELT précise par ailleurs privilégier la technique des tunneliers de type Raise Boring Machine, technologie développée par l’industrie minière. D’après l’organisme : "Cette technique est particulièrement efficace pour la sécurité des travailleurs et permet de minimiser l’impact sur le territoire grâce à une zone de travaux réduite en surface". Le contrat prévoit également la réalisation de tous les ouvrages en pied de descenderie et l’excavation de sept cavernes mesurant jusqu’à 22 mètres de hauteur et 23 mètres de large.

En juin dernier, la Cour des comptes européenne (CCE) s’est alarmée dans un rapport du coût et des retards de ce projet. La construction de la ligne Lyon – Turin a en effet pris un retard de 15 ans (celle qui devait être achevée en 2015 a connu ses premiers coups de pioche à la même date). Plus inquiétant, la CCE a questionné le coût écologique du chantier. "Les émissions de CO2 ne seraient compensées que 25 ans après l'entrée en service de l'infrastructure. Cette prédiction dépend en outre des volumes de trafic : s'ils n'atteignent que la moitié du niveau prévu, il faudra 50 ans à partir de l'entrée en service de l'infrastructure avant que le CO2 émis par sa construction soit compensé", avait-elle affirmé.

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