Streetwars, à vos pistolets !

Du lundi 15 mars au 9 avril 2010, Streetwars, le jeu où on se tue à coups de pistolets à eau, redémarre ! Le Festival Quai du Polar propose aux habitants du Grand Lyon de devenir une sorte de tueur à gages. Chaque cible atteinte donne droit à des crédits et des indices auprès de Huggy l'indic. Le grand gagnant, seul survivant de la bataille entre streetwarriors recevra un lot de 100 romans policiers.

Thomas Théodorou, le gagnant de l'édition 2009, remet son titre en jeu et attend de voir si quelqu'un sera capable de le défier. Lyon Capitale l'avait interviewée en juin dernier. Extraits.

Lyon Capitale : A quoi ressemblait votre quotidien de " Street Warior " ?

Thomas : Le réveil était plus tôt que d'habitude, et nous préparions de quoi nous défendre pour la journée. Sortir de chez nous, en regardant bien partout, pouvait nous prendre 5 à 10 minutes. A partir d'un certain moment, cela devient de la paranoïa. La première semaine est éprouvante. J'envoyais ma mère sur le palier, pour être sûr qu'il n'y avait personne. J'avais même mis des indicateurs de passage. Si le cure-dent sur la porte en face de mon appartement était tombé, je savais que quelqu'un était passé. C'est de la tactique.

Comment avez vous trouvé des informations sur vos cibles ?

La première cible, c'est grâce au site internet de son école où nous avons trouvé un numéro professionnel, en plan de secours. Mais avec son adresse de domicile déjà donnée, cela a été simple de l'avoir chez lui. Internet n'était pas un recours premier. Nous nous sommes servi des informations données pour le domicile, et ça nous a suffi. Nos dernières cibles étaient assez difficiles à tuer. Les recherches s'imposaient, mais comme le jeu entrait dans sa dernière semaine, nous n'avons pas eu besoin de faire toutes ces recherches.

Comment s'est déroulée la finale ?

C'était le jour de la chance la plus folle du monde. Les indices pour la grande finale étaient des photos de l'arrêt de métro du vieux Lyon, ainsi que de la Place du Change. Nous sommes arrivés vers 9h dans le quartier du vieux Lyon. Nous n'étions pas discrets, avec nos gros sacs en bandoulière. Nous étions toujours prêts à dégainer, croisant des regards suspects. Place du change, l'endroit où l'organisateur devait se trouver était rempli de "Street Wariors", pas discrets du tout, et hurlant au téléphone. Après avoir croisé de nombreux tueurs, nous nous sommes installés en terrasse d'un glacier, en observation. C'est alors que j'ai entendu des cris, et un groupe qui courait. A la tête de ce groupe, un des organisateurs, armé d'un pistolet à eau. La cible se met donc à courir dans ma direction. J'ai jette deux bombes à eau mais je l'ai loupé une première fois. J'ai réussit à le rattraper au détour d'une rue et je l'ai arrosé à ce moment là. Un vrai coup de chance qu'il se soit mis à courir dans ma direction.

Propos recueillis par Fanny Paul

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