Rentrée scolaire : discorde autour des suppressions de postes

Les dérogations à la carte scolaire et la création d'une "équipe mobile académique d'intervention" suscitent moins de réactions.

"Confiance" et "sérénité" du côté du recteur. "Sinistrose" et "colère" chez les syndicats enseignants. Au cœur de la divergence, les suppressions de postes. Et la bataille de chiffres est ardue. Roland Debbasch, le recteur, annonce 106 suppressions de postes de professeurs dans les lycées de l'académie de Lyon. Une diminution justifiée par la baisse des effectifs notamment dans le Rhône qui perd 921 lycéens comparés à 2008. Selon le décompte des syndicats, pas moins de 200 postes disparaîtraient.

'Des chiffres trompeurs'
Les syndicats enseignants, Snes-FSU et SE-Unsa en tête dénoncent des chiffres "trompeurs", à double titre. Premièrement, "les chiffres du rectorat sont tronqués puisqu'une centaine de postes de remplaçants sont supprimés", affirme Jean-Louis Pérez du Snes. Ensuite, "les chiffres globaux cachent de fortes disparités en fonction des matières. En histoire-géographie et en philosophie par exemple, il y a moins de professeurs remplaçants", soutient l'enseignant. Ces suppressions inquiètent aussi Arnaud Peugnet de l'Unsa 'en prévision d'une pandémie de Grippe A". Si le recteur se veut rassurant en soutenant qu'il y aura 'un professeur dans chaque classe demain matin', les syndicats sont dubitatifs. "Peut-être qu'à la rentrée il n'y aura pas de problèmes mais ils vont se poser dès le 15 septembre puisqu'on n'a pas assez de moyens pour répondre aux besoins", prédit Jean-Louis Pérez.

Augmentation des dérogations
Le sujet des dérogations de la carte scolaire fait moins polémique. Le rectorat note une augmentation de 40 % des demandes qui sont passées en un an de 4000 à 5400. Des demandes qui concernent aussi bien la classe de sixième que la seconde. Pour l'entrée au collège, 80 % des demandes ont été acceptées contre 60 % pour la classe de seconde.
Dernier sujet de cette rentrée dans l'académie de Lyon, la création d'une "équipe mobile académique d'intervention". Composée d'une quinzaine de personnes, elle sera chargée d'intervenir en cas de "situation de crise dans un établissement" a expliqué Rolland Debbasch. Et le recteur de préciser qu'elle sera composée "de personnel pédagogique, médical et psychologique".

Lionel Poussery

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