Ouverture de la chasse à Lamnay, le 24 septembre 2017 © Jean-François Monier / AFP
Ouverture de la chasse, septembre 2017 © Jean-François Monier / AFP

Près de Lyon, les chasseurs attaqués soupçonnent les militants vegans

Une trentaine de miradors de chasseurs ont été sciés dans les Monts du Lyonnais, comme le révèle une enquête publiée ce samedi par nos confrères du Progrès.  Alors que le travail de la gendarmerie se poursuit, les soupçons se tournent vers les militants antispécistes et la signature d'un groupuscule passé dans la clandestinité, le "Front de Libération animale".

La tension monte dans les communes des Monts du Lyonnais depuis le mois de juin. En trois mois, une trentaine de tourelles en bois permettant aux chasseurs de voir loin et de sécuriser la chasse en tirant vers le bas ont été sciées en petits morceaux. Des dégradations sans doute survenues la nuit. Pour les chasseurs et les locaux interrogés par le Progrès, "ça ne peut être que des militants vegans anti-chasse".  D'autant plus que la découverte des destructions est souvent liée à celle d'un tag ALF pour "Front de Libération animale". L'une des représentantes d'une association antispéciste ne condamne pas ces actions au fonds dans l'interview accordée au quotidien, mais affirme que des distances ont été prises depuis longtemps avec l'ALF et que ces derniers "ont eu tort d'évoluer vers la clandestinité".

Entreprises dégradées

Les attaques de miradors viennent s'ajouter à d'autres actions "coup de poing" dans les Monts du Lyonnais. À Craponne, le magasin de producteur "La Ferme lyonnaise" a été pris pour cible. Quelques mois plus tôt, en avril, c'était cette fois la société Saint-Laurent Viande située à Saint-Laurent de Chamousset. En une nuit, les locaux de cette société de transformation artisanale de viande ont été saccagés. Pneus de camion crevés, câbles du système frigorifique sectionnés et vitres de l'accueil brisées en mille morceaux. Là encore, un tag ALF a été inscrit sur l'un des véhicules. Depuis, les associés de cette société artisanale d'une vingtaine d'employés surveillent de nuit leurs locaux et se relaient pour cela. Du côté des chasseurs et de certains habitants, la confiance dans le travail de la gendarmerie, qui mène l'enquête, n'enlève pas la crainte que la situation dégénère. Le mois dernier à Vaugneray, deux chasseurs surprenaient un  homme, en pleine journée, occupé à frapper un mirador avec une pierre. Ces derniers l'ont poursuivi à bord de leur 4x4 avant que l'homme ne les sème en s'enfuyant sur son VTT.

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Dimanche, nous rapportions l'histoire d'une propriétaire qui a découvert sa jument morte dans son pré à Limonest, évoquant une possible responsabilité des chasseurs. Interrogée par Lyon Capitale, la fédération des chasseurs du Rhône réfute tout incident.
3 commentaires
  1. Saltimbanque - 18 septembre 2018

    Bravo ! Il y en a marre des chasseurs ! Que dis je? Des passionnés de "tuer" !

  2. Thierry - 18 septembre 2018

    On ne va pas pleurer ! Ne nous trompons pas, la violence (même légalisée), est toujours du côté des chasseurs.

  3. Galapiat - 18 septembre 2018

    Les esprits s'échauffent, les anti chasse feraient bien de calmer leur troupe., pour l'instant la violence n'est que du coté des antis, Vous n'aimez pas la chasse , moi non plus mais je n'en....de pas les gens qui ont une passion.

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