Pollution de l'air à Lyon : des associations saisissent la justice

Huit associations lyonnaises poursuivent le gouvernement pour ne pas avoir pris "toutes les mesures nécessaires pour améliorer rapidement et efficacement la qualité de l’air sur le territoire français".

Dans la droite lignée de Bruxelles qui poursuit la France devant la justice européenne pour son manque d'action face à la pollution, 77 requérants, dont 8 associations lyonnaises, ont décidé de saisir le Conseil d'État. Ils accusent la France de ne pas avoir exécuté la décision qui l'enjoignait depuis juillet 2017 "à prendre toutes les mesures nécessaires pour améliorer rapidement et efficacement la qualité de l’air sur le territoire français".  Saisi par l'association Les Amis de la Terre, le Conseil d'État, il y a un an, avait enjoint au gouvernement "de prendre toutes les mesures nécessaires pour ramener les concentrations en dioxyde d’azote et en particules fines PM10 sous les valeurs limites".

Des feuilles de routes "ne présentant aucun contenu"

Selon ces associations : "Les feuilles de route envoyées en mars 2018 par le Ministère de l’Environnement à la Commission européenne ne présentent aucun contenu alors que scientifiques, personnels soignants, citoyens et associations multiplient les alertes". Les requérants demande une exécution forcée de la décision du Conseil d'Etat de juillet 2017 sous astreinte : "Le taux de l’astreinte demandé est fixé à 100 000 € par jour de retard, un montant dérisoire comparé au coût économiquement exorbitant de la pollution de l’air évalué à près de 100 milliards d’euros par an". Le regroupement tient aujourd'hui à rappeler que "La pollution de l’air est la troisième cause de mortalité en France, après l’alcool et le tabac".

À Lyon, ce sont les associations ADEC (Chaponnay), ADEPT (Toussieu), APACHE (Mions), COVIFER (Corbas), FRACTURE (Fédération Régionale), Le Fer autrement (Chasse, Communay, St Symphorien d'Ozon, Sérézin, Simandres, Solaize, Ternay), MCN (Marennes), et Respect environnement (St-Pierre-de-Chandieu) qui ont choisi de saisir la justice, accusant le gouvernement de n'avoir pris aucune mesure efficace dans le bassin lyonnais, notamment en ce qui concerne les particules fines et dioxyde d'azote. Par ailleurselles soulèvent la question du déclassement de l'A6/A7 initié par la métropole de Lyon qui "reportera le trafic routier de transit vers l'A46-Sud et donc la pollution". Elles demandent ainsi à ce que la copie soit revue "car rien n'est prévu pour préserver les habitants riverains allant de Saint-Priest à Ternay-Chasse/Rhône".

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