Paul Ariès, directeur l’Observatoire international de la Gratuité (OIG) Photo : FRED DUFOUR / AFP
Paul Ariès, directeur l’Observatoire international de la Gratuité (OIG) Photo : FRED DUFOUR / AFP
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Paul Ariès : "Je parie que Lyon commencera par la gratuité des transports"

A l’occasion du Forum National de la gratuité du service public, le politogue Paul Ariès affirme la nécessité d’instaurer la gratuité comme modèle de société d’avenir. Associé avec la maire du 1er arrondissement de Lyon, Nathalie Perrin-Gilbert, il travaille pour que la ville soit au cœur de cette mobilisation en commençant par les transports en commun.

Lyon Capitale : Quel constat vous a poussé à travailler sur cette notion de gratuité ? Paul Ariès : Le poète Paul Valéry disait que tout civilisation est mortelle. La nôtre est fondée sur la marchandisation de tout ce qui peut l’être : le climat, la nature et même le ventre des femmes. Ce qui est pour nous le plus précieux, l’amour, l’amitié, l’engagement est ce qui est gratuit. Je mets au défi les détracteurs de la gratuité de dire qu'ils préfèrent des amours tarifées plutôt que de partager leur intimité avec quelqu'un qu'ils ont choisi et qui les a choisi. La gratuité est la seule réponse globale à la crise globale que nous connaissons.

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Nathalie Perrin-Gilbert, à l’hôtel de ville de Lyon – novembre 2018 © Tim Douet
Gérard Collomb a fait l’impasse, comme depuis quatre ans, sur les vœux du 1er arrondissement. Un choix qui lui a permis de s’éviter une charge sévère contre son modèle lyonnais. Sur l’estrade, Nathalie Perrin-Gilbert, la maire de l’arrondissement, s’en est surtout servie pour présenter son contre-modèle : plus participatif, moins porté sur le béton et le marketing territorial.

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