Opération de police contre les prostituées du confluent

C'est en effet là que se concentrent la plupart des prostituées lyonnaises. Ces dernières travaillent dans des camionnettes, posées au milieu d'un espèce de no man's land, ou seul le cirque Pinder vient leur faire de la "concurrence".Â

Mercredi matin, la police municipale a pourtant mené une opération pour obliger les prostituées à déplacer leurs camionnettes. Au nom de l'interdiction de stationner plus d'une semaine au même endroit, quatre véhicules ont été embarquées à la fourrière. Les autres camionnettes se sont contentées d'échanger leurs positions, mais certaines ont eu beaucoup de mal à démarrer. Après le passage de la police, les prostituées s'affairaient donc avec d'autres hommes à réparer les vieilles mécaniques... Sans que cela ne semble perturber les rares clients.

A la mairie de Lyon, on précise qu'il "ne s'agit pas d'une action anti-prostituée, mais d'une opération qui a lieu tous les deux mois, en collaboration avec la police nationale, et qui a vocation a traiter des véhicules en stationnement abusif." La question d'un "acharnement" contre les prostituées est pourtant posée. Depuis que la mairie les a exclues du centre-ville, elle ne cesse de les repousser le plus loin possible, aux confins du Confluent. L'association de défense des prostituées Cabiria dénonce : "La mairie qui avait promis un dialogue avec notre association, nous a une fois de plus squeezé, et a agi sans nous prévenir. Il semblerait que le harcèlement contre les prostituées s'intensifie, dans l'optique des travaux du cours Charlemagne qui doivent commencer début juin".

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