Pierrick Berruyer
© Tim Douet

Ma Thèse en 180 secondes : Pierrick Berruyer

13 doctorants. 13 thèses. 3 minutes, et pas une seconde de plus au chrono. L’Université de Lyon participe pour la troisième année consécutive au concours “Ma thèse en 180 secondes”. L’an dernier, Laurie-Anne Sapey-Triomphe et ses recherches sur le syndrome d’Asperger avait su convaincre le jury. Et cette année encore, 13 doctorants vont présenter leur projet lors de la finale lyonnaise qui a lieu le 28 avril prochain.

Avant de les découvrir en live sur scène, Lyon Capitale vous propose de les rencontrer en avant-première sur son site. Chaque jour, nous laissons la place à un doctorant et une thèse allant du génie civil aux neurosciences en passant par la chimie qui a trois minutes pour vous rendre passionnant son sujet, souvent pointu et remplis de mots techniques. Un seul d’entre eux sera retenu pour participer à la finale nationale.

Le candidat du jour : Pierrick Berruyer

ENS de Lyon - Institut des Sciences Analytiques

Sciences Exacte - Chimie

Intitulé de la thèse : Résonance Magnétique Nucléaire exaltée pour les surfaces

Son parcours en cinq dates :

2007 : Bac S, mention très bien

2010 : Admission sur concours à l’ENS de Lyon

2011 : Licence Sciences de la Matière à l’ENS de Lyon

2013 : Obtention de l’agrégation de Sciences Physiques, mention Chimie

2014 : Obtention du Master Sciences de la Matière puis début de thèse

L’objet de la thèse en trois lignes :

Pierrick développe des méthodes de résonance magnétique nucléaire afin de décrire la structure 3D de catalyseurs de réaction chimique. Ces catalyseurs sont des molécules greffées sur un support inerte dont la description est encore incomplète aujourd’hui.

Pourquoi avoir choisi ce thème ?

Pierrick a toujours beaucoup aimé la chimie mais plutôt du point de vue de l’analyse que de la synthèse de molécules : “J’ai toujours été fasciné par l’infiniment petit, qu’on ne peut voir mais que l’on peut décrire. La suite logique a été de m’intéresser aux méthodes indirectes d’observation de cet infiniment petit”. En plus, le laboratoire où travaille Pierrick, comme Tanguy Le Marchand, un autre candidat, est une pointure internationale sur la technique de la Résonance Magnétique Nucléaire et cette thèse représente une grande opportunité.

Pourquoi avoir choisi de participer au concours “Ma thèse en 180 secondes” ?

Pierrick est un grand timide. Partant de ce constat, il s’est beaucoup intéressé à la formation dispensée au début du concours par des comédiens, “parce qu’il existe peu de formations axées sur la vulgarisation et la communication dans les cursus universitaires ou quand c’est le cas c’est trop théorique”. C’est vrai qu’ici, le résultat est concret puisqu’il s’agit de réussir à expliquer à un public son sujet et ça, ça parle beaucoup au jeune homme.

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