Lyon-Turin : Anticor remet un prix de l'éthique à Daniel Ibanez

Lors de la soirée casseroles et prix éthiques organisée par l'association de lutte contre la corruption, Anticor, Daniel Ibanez s'est vu remettre un prix pour son travail sur les dessous du Lyon-Turin et pour avoir été à l'initiative de la création du salon du livre et de l'alerte.

Comme chaque année lors de la soirée casseroles et prix éthiques de l'association Anticor, l'humour n'est pas absent, même sur les sujets les plus graves. En témoigne le prix de l'éthique reçu par Daniel Ibanez, celui "des futurs dépressifs". "Au final sur les lanceurs d'alerte, entre la perte d'emploi, les pressions et/ou les conséquences qui suivent, il y a beaucoup de dépressifs" explique Daniel Ibanez dans un sourire, "mais pour moi, c'est loin d'être le cas". Si le prix remis par Anticor reconnaît son travail à propos du projet Lyon-Turin, il salue aussi "la seule initiative dans l'année où les lanceurs d'alerte se rencontrent en nombre", le salon du livre et de l'alerte. Principal opposant au projet Lyon-Turin, le travail qu'il a effectué, avec notamment la publication du livre "Lyon-Turin : les réseaux déraillent", a été salué. "Anticor a trouvé que le travail sur les dessous du Lyon-Turin est suffisamment sérieux pour porter plainte. Je suis rassuré qu'une organisation créée par le juge Eric Halphen reconnaisse la pertinence du travail que l'on a pu faire" précise Daniel Ibanez, qui regrette en parallèle que le Sénat ait ratifié l'accord franco-italien ce jeudi dans des "conditions honteuses, avec trente minutes de prise de parole et des contres-vérités effarantes", avant de conclure, "ce n'est pas un vote honteux qui va m'arrêter".

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