Commissaire-priseur © Tim Douet
Commissaire-priseur © Tim Douet
Article payant

Lyon : Quand les ventes aux enchères rendent marteau

La récente vente record de tableaux de Truphémus et les derniers rebondissements de plusieurs gros scandales ayant éclaboussé les commissaires-priseurs ont piqué notre curiosité. L’intérêt des Français pour l’adjudication s’enchérit avec la multiplication des ventes sur Internet et les émissions de télé américaines dopées aux testostérones. Du buffet de grand-mère aux toiles de maître, en passant par les bibelots et autres chinoiseries, les commissaires-priseurs tapent du marteau à s’en rompre le poignet. Parfois trop loin.

822 000 euros au marteau ! La vente, fin septembre, de 181 œuvres provenant de l’atelier du peintre Jacques Truphémus a atteint des sommets inégalés. De l’avis de spécialistes, il s’agit de l’une des plus belles enchères de peinture entre Rhône et Saône de ces dernières années. La majorité des œuvres du Lyonnais, que Balthus (figuratif incontournable du xxe) considérait comme “l’un des plus grands peintres français”, ont été adjugées autour de 3 000/4 000 euros alors que leurs prix dépassent régulièrement les 25 000 euros à la galerie Claude-Bernard de Saint-Germain-des-Prés (Bacon, Kandinsky, Giacometti, Hockney, Bonnard, etc.) – qui avait signé un contrat d’exclusivité avec le peintre au milieu des années 1980. Une huile sur toile représentant un des fameux intérieurs de café, dont Truphémus était très intime, s’est même envolée à 41 000 euros, soit dix fois son estimation. Record mondial. C’est un collectionneur lyonnais qui a remporté l’enchère, sous les applaudissements de la salle, au nez et à la barbe d’amateurs suisses et français. “La réalité du prix de vente établi en salle est probablement le moyen le plus juste de l’établissement d’un prix à un moment donné”, estime Grégoire Battin, commissaire-priseur à la maison de vente Ivoire, place de l’Hôpital (Lyon 2e). Il établit une cote, en somme. Et celle de Jacques Truphémus, décédé le 9 septembre 2017, n’a pas fini de grimper. Tout comme celle des commissaires-priseurs, qui se partagent, avec les galeristes, le rentable marché de l’art.
Exposition des toiles du peintre lyonnais Truphémus avant leur vente aux enchères, en septembre 2018 © DR
Exposition des toiles du peintre lyonnais Truphémus avant leur vente aux enchères, en septembre 2018 © DR

Il vous reste 88 % de l'article à lire.
Article réservé à nos abonnés.

Connectez vous si vous êtes abonnés
OU
Abonnez-vous

à lire également
©Maison des ventes de Baecque & associés
Ce lundi, le bicorne de Napoléon a été vendu 350 000 €, frais compris, aux enchères à la maison des ventes de Baecque. Un "très bon score" selon le commissaire-priseur Étienne de Baecque.
d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires

réseaux sociaux
Faire défiler vers le haut