Le samedi 14 août, les manifestants s’étaient répandus sur la Presqu’île après s’être élancés de Confluence. (Photo Hadrien Jame)

Lyon : moins de 2500 personnes battent le pavé pour dénoncer le pass sanitaire

Ce samedi après-midi, pour le 6e week-end de suite, deux cortèges d’opposants au pass sanitaire déambulaient dans les rues de Lyon. D’abord cantonnée dans les 6e, 3e et 7e arrondissements, une partie des manifestants a ensuite traversé le Rhône avant de naviguer entre la Presqu’île et le Vieux-Lyon. Ce samedi la mobilisation était moins importante que le week-end précédent.

Comme chaque samedi, depuis maintenant six semaines, des opposants au pass sanitaire ont manifesté dans les rues de Lyon cet après-midi. Ce n’était pas la chaleur caniculaire du week-end dernier, et son ressenti de 42°c, mais le soleil été au rendez-vous sur les pas des manifestants. 

À l’instar des week-ends précédents, deux cortèges étaient organisés à l’appel de différents collectifs. Le premier, déclaré auprès de la préfecture par "Coronafolie" et relayé par plusieurs partis politiques, comme Union Essentielle ou Les Patriotes, s’est élancé vers 14 heures des Brotteaux (Lyon 6e), fort de plus d'un millier de participants, avant de prendre la direction de la place Jean-Macé (Lyon 7e). 

Encore deux cortèges distincts, dont un non déclaré

Peu de temps après son départ, le cortège a croisé la route des participants au second rassemblement de la journée. Non déclaré, celui-ci s’était mis en route depuis les jardins de l’Hôtel de la Métropole, rue du Lac, dans le 3e arrondissement. Lors de la rencontre entre les deux groupes, les 700 manifestants qui composaient le mouvement illégal se sont scindés. Une partie d’entre eux a rejoint le cortège déclaré afin de former un groupe de près de 1800 personnes, selon la Préfecture. Ce cortège a alors repris sa route, dans une ambiance calme, en direction de la place Jean-Macé. 

Après avoir perdu des éléments au profit de la manifestation déclarée par Coronafolie, le second rassemblement, relayé notamment par le groupe libertaire Lyon Insurrection et divers collectifs de Gilets jaunes de Lyon, a déambulé de manière désorganisée dans le 3e arrondissement avant de prendre la direction du quai Victor-Augagneur, le long du Rhône. 

La Presqu’île n’échappe pas aux manifestants

À partir de là, les manifestants ont circulé en petit groupe dans les rues adjacentes au quai, allant parfois au contact des forces de l’ordre, sans que la situation ne dégénère, souligne la préfecture. Peu avant 17 heures, un groupe d’environ 250 personnes a finalement réussi à se réunir sur la Presqu’île, au niveau des Terreaux, ce qui a rapidement poussé les commerçants de la place à plier leurs terrasses, rapportent nos confrères du Progrès.  

De la place des Terreaux, de petits groupes se sont alors éparpillés dans les rues de la Presqu’île, allant ensuite du 2e arrondissement, au 5e arrondissement, en passant, entre autres, par la place des Jacobins, le Vieux-Lyon, les quais de Saône et le Palais de Justice avant de terminer leurs pérégrinations sur le quai Gailleton, au niveau du pont Gallieni. 

Deux personnes interpellées, une mobilisation en baisse

C’est à cet endroit que le mouvement s’est dispersé, en fin d’après-midi, sous l’action des forces de l’ordre. Installé avant le pont, le cordon de policiers a fait barrage avec les voies de l’A7, situées à proximité, afin d’éviter un blocage de l’autoroute. Après avoir essuyé des jets de projectiles, selon la préfecture, les agents mobilisés ont fait usage de gaz lacrymogène pour mettre fin au rassemblement. De même source, deux personnes ont été interpellées au cours de la journée. 

Avec un peu moins de 2500 participants, aux deux cortèges, la mobilisation est en légère baisse par rapport au week-end précédent, si l'on se réfère aux chiffres fournis par la préfecture du Rhône. Samedi 14 août, 2800 personnes étaient descendues dans les rues de Lyon.

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