Marche pour le climat à Lyon © Antoine Sillières
Marche pour le climat à Lyon © Antoine Sillières

Lyon lance une consultation en ligne sur le climat

"Ensemble, parlons climat !" : la ville de Lyon lance une consultation en ligne sur la question climatique. Jusqu'au 1er décembre 2018, les citoyens pourront soumettre leurs idées via une plateforme et débattre sur la question.

Du 4 octobre au 1er décembre, la ville de Lyon lance une consultation citoyenne en ligne autour du climat. Via la plateforme Civocracy qui avait déjà été utilisée pour la question des rythmes scolaires, les Lyonnais sont invités à participer à 3 discussions : "l’économie d’énergie et d’eau et la production d’énergie renouvelable", "la lutte contre la chaleur en ville" et "l’adaptation au changement climatique et la biodiversité et la nature en ville" et répondre à 2 questionnaires sur "les déplacements et la mobilité" ainsi que "la consommation et l’alimentation responsables, les déchets". Le 14 novembre, une soirée débat sera organisée à la Bourse du travail, avec la projection du film documentaire Demain.

Kimelfeld garde la main sur la question du climat

Présent à l'occasion du lancement de cette consultation de la ville, David Kimelfeld, président de la métropole de Lyon a tenu à souligner "l'importance de la marche pour le climat du 8 septembre", "ce qui m’a frappé, c'est qu'on a vu des gens venant de l’ensemble de la métropole, des gens avec des expériences très diverses, des militants, d’autres non, il faut le prendre en compte. Cette mobilisation citoyenne arrive au moment où on rediscute des objectifs Plan climat. Cette initiative avec Civocracy est l’une des briques qui vont élargir cette mobilisation". Néanmoins, David Kimelfeld s'est également interrogé sur la manière dont on peut faire participer ceux pour qui l'urgence n'est pas climatique "mais de trouver les ressources tous les jours pour pouvoir vivre le lendemain", et imaginer ainsi d'autres façons de les consulter. Le président de la métropole ajoutant tout en finesse : "les politiques publiques de demain ne peuvent se décider entre nous, elles doivent se prendre de manière collective".

Des données en Allemagne

La ville de Lyon espère renouveler ce genre de grande consultation chaque année. La start-up Civocracy, basée à Berlin, a décroché un marché public de 7 000 euros, ce qui n'a pas manqué de faire grincer quelques dents du côté de l'industrie du logiciel libre qui mettait en avant des logiciels gratuits à installer sur les serveurs de la ville. Interrogée sur les données des consultations hébergées en Allemagne chez Amazon, Chloé Pahud a indiqué que la plateforme réfléchissait à une domiciliation en France, consciente de l'enjeu de cette question.

Reste à voir ce que la ville de Lyon et la métropole feront de cette consultation. Même si l'initiative est celle de la ville, c'est bien la métropole qui dispose aujourd'hui des leviers les plus importants, comme la mise en place de zones interdites aux véhicules polluants, politiques en matière de transports en commun avec le Sytral, ou déclassement de l'A6/A7. La marche pour le climat ne s'est pas trompée, le 13 octobre, elle n'assiégera pas l'hôtel de ville, mais la métropole de Lyon. David Kimelfeld se dit déjà prêt à recevoir les organisateurs comme il l'a fait la première fois.

La consultation sera disponible sur la page Civocracy de la ville

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2 commentaires
  1. Abolition_de_la_monnaie - 4 octobre 2018

    Mazette... les pompiers LREM veulent nous faire croire en la démocratie à la Metropole, les mêmes qui ferment les portes au public et au journalisme lors des réunions mensuelles de l'assemblée...
    Y'a de quoi rire ! 😀
    .
    Sans oublier la fausse demande d'informations auprès du public. Car les solutions on les connaît toutes déjà : moins de densité de béton en ville (Alors que la métropole continue son bétonnage à marche forcée), beaucoup moins de voitures car ces dernières répandent des matières cancérigènes dans l'environnement de tous, des poubelles pour le recyclage (nos poubelles dans les lieux publics ne sont pas triées) - même si le mieux c'est de ne pas produire de déchets à la source, donc ne pas avoir les emballages liés à la vente, etc.
    .
    Rendez-vous le 13 octobre :o)

  2. floko69 - 5 octobre 2018

    Pour oeuvrer dans le bon sens on doit aller plus vite et prendre en considération tous les partenaires possibles et ce d'autant plus lorsqu'ils sont implantés localement, que leur travail est sérieux, reconnu, respectueux de l'environnement et des êtres vivants, comme l'association Eisenia qui a présenté un dossier de traitement des déchets depuis plus d'un an pour un silence radio complètement hallucinant.

    L'environnement c'est l'affaire de tous les citoyens, pas uniquement de deux ou trois technocrates qui se retroussent les manches quand ils ont un coup de chaud ou qu'une mouche pète et qui décident de la pluie et du beau temps en dépit du bon sens et de l'urgence à faire, à mettre en pratique.

    Il faut arrêter de nous prendre pour des lapereaux de 8 jours, arrêter de penser qu'une simple consultation va changer la face du monde alors que sur vos bureaux, Messieurs les politiques il y a des dossiers formidables avec de vrais solutions à la clé qui ne font que prendre la poussière parce que vous avez décidé de manière tout à fait partiale, de les ignorer.

    #unautrelyonestpossible. si tant est qu'on en est envie, si tant est qu'on se mobilise pour et franchement là c'est pas gagné du tout.

    Florence Koch

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