Ecole primaire vestiaire Vénissieux 2014
© Tim Douet

Lyon : la semaine de 4 jours adoptée par le conseil municipal

Sans surprise, le conseil municipal de Lyon a approuvé ce lundi le choix d'un retour à une semaine de 4 jours. Un choix issu de la concertation organisée par la ville de Lyon auprès des conseils d’établissements. Les élus ont majoritairement approuvé ce retour à la semaine de quatre jours.

Tant sur la forme que sur le fond, une grande partie des groupes politiques du conseil municipal ont voté le retour à une semaine de 4 jours d'école, adopté en février par les conseils d'établissements de la ville de Lyon. Les différents groupes du centre et de droite ont tout de même demandé quelques précisions à la majorité notamment sur le coût des périodes d'accompagnement et de garde du soir entre 16h45 et 18h30, la tarification du périscolaire et la suppression des Mercredis de Lyon. À gauche, quelques voix se sont fait entendre, pour dénoncer un manque de prise en compte du rythme des enfants.

"Un vrai retour en arrière pour le rythme des enfants"

"Ce retour à quatre jours est moins bon pour le rythme de l'enfant, mais moins pire que ce qu'ont connu les familles lyonnaises avec vos nouveaux rythmes scolaires", a critiqué Nathalie Perrin-Gilbert (Lyon citoyenne et solidaire) en faisant référence à la semaine de 4,5 jours avec le périscolaire le vendredi après-midi. La maire du 1er arrondissement a regretté que la ville de Lyon ne réponde pas à plusieurs questions sur la mise en place de cette semaine de 4 jours : "lutterons-nous mieux contre la fatigue des enfants ? Rendrons-nous les élèves plus curieux ? Lutterons-nous contre les inégalités sociales ? L'école sera-t-elle l'école de la république ? De la laïcité ? Sur cela rien n'est dit. Pour cela nous voterons contre". De son côté, Françoise Chevalier (EELV) a elle aussi parlé "d'un vrai retour en arrière pour le rythme des enfants" et pointé du doigt le choix de placer les rythmes scolaires le vendredi matin. "Ce temps périscolaire proposé le mercredi matin n'équivaut pas à une 5e journée de classe et nous suivrons de près les inscriptions à ce temps périscolaire, notamment dans les Rep et les Rep +", a-t-elle prévenu.

"Lire, compter et écrire reste le socle fondamental et 4 ou 4,5 jours de classe ne modifieront pas fondamentalement les choses"

De son côté Guy Corazzol, l'adjoint en charge du dossier a "salué la démarche constructive de la majorité des groupes." "Vous avez compris que nos objectifs étaient de mettre en avant les intérêts de l'enfant en premier lieu", a-t-il ajouté malgré les critiques sur ce point. L'adjoint a aussi déclaré "ne pas pouvoir anticiper toutes les réponses aux questions avant le 29 mai prochain lors du conseil municipal". Georges Képénékian a poursuivi en expliquant qu'il avait "demandé de ne poser aucune doctrine ou idéologie dans la construction de ces rythmes scolaires. Forts de notre expérience de 4,5 jours ces trois dernières années, nous avons essayé de trouver une voie qui n'est ni les 4 jours d'avant ni les 4,5 jours". "Cette école doit nous mobiliser plus que jamais. L'affaire de l'organisation ce n'est pas : 'on vote et c'est fini'. C'est maintenant que tout commence (…) Car lire, compter et écrire reste le socle fondamental et 4 ou 4,5 jours de classe ne modifieront pas fondamentalement les choses", a conclu le maire de Lyon.

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