Des militants végans ont organisé un happening ce samedi 20 août à Lyon.

Lyon : des militantes végans défilent en sous-vêtements pour dénoncer l'exploitation animale

Organisé par l'association Vegan Impact, un happening lingerie s'est tenu samedi après-midi rue de la République, dans le 2e arrondissement.

Intrigués, énervés ou happés, la scène n'a en tout cas pas laissés indifférents les passants qui flânaient sur la rue de la République ce samedi après-midi. Sur un fond sonore de cris de bêtes agonisantes et de chants anti-spécistes, cinq femmes en sous-vêtements ont défilé – devant le magasin de lingerie Etam – pour dénoncer l'exploitation animale, à l'occasion d'un "happening lingerie" organisé par l'association anti-spéciste Vegan Impact.

Levées au-dessus de leur tête, des pancartes interpelaient le public : "maintenant que j'ai votre attention, arrêtez de manger de la viande", "les animaux n'ont pas le choix, vous l'avez, go vegan", "tout être sensible mérite le droit à la liberté" ou "je n'arrive pas à croire qu'avant ils mangeaient des animaux". Derrière elles, une rangée de militants, vêtus pour leur part, ont brandi des photos commentées : des moutons tondus aux pattes ensanglantées légendés "industrie lainière : des moutons mutilés, exploités puis tués" ou des poulets tondus, "horreur et désespoir dans les abattoirs".

43 millions d'animaux tués par jour en France

La référente de l'association Natasha Garnier, qui défilait elle aussi, a ensuite pris la parole au micro et énumérer les sévices infligés aux animaux. "On vous enferme, engraisse, mutile, exploite sexuellement, vous sélectionne génétiquement (...) qui voudrait vivre une telle situation?" a-t-elle martelé, rappelant que cette exploitation touche particulièrement les femelles. "Des trilliards d'individus n'ont pas eu leur droit fondamental de vivre (...) mais nous nous avons la liberté, et nous avons aujourd'hui décidé d'utiliser notre liberté sur notre corps pour attirer votre attention".

La militante a également égrené certains chiffres marquants, notamment que 43 millions d'animaux sont tués chaque jour en France, "uniquement pour la consommation humaine". N'hésitant pas à asséner que la mort de ces animaux est "pire qu'un holocauste", elle a ensuite pointé la responsabilité "directe et indirecte" que portent ceux qui consomment de quelle que manière que ce soit des produits animaux.

 

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