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Lyon-Ambérieu : Queyranne recevra les usagers en colère le 8 septembre

Elle fait partie des douze lignes considérées comme "malades" par la SNCF, la ligne Lyon-Ambérieu subit régulièrement d'importants retards, panne de matériel, comme le lundi 22 août. Les associations d'usagers demandent des mesures concrètes, et rapidement.

Lundi 22 août, la rupture de l'alimentation électrique d'une sous-station de la ligne Lyon-Ambérieu a provoqué de nombreux retards et deux annulations en pleine heure de pointe du matin, pas moins de dix trains ont été touchés. Si, côté SNCF, on a réagit en précisant que ce type d'incident n'avait rien à voir avec l'état de la voie, la multiplication des pannes sur la ligne interpelle. Le 20 janvier dernier, la SNCF annonçait pourtant un plan de renforcement de la qualité de service sur douze lignes sensibles au niveau national. A l'instar des RER A et D à Paris, ou du TGV Paris-Le Mans-Tours, le Lyon-Ambérieu souffre d'une "crise de croissance" selon la SNCF. La hausse du nombre d'usagers combinée à des installations vieillissantes et plus franchement fiables est en cause. L'incendie d'une motrice le 3 août, qui a entraîné l'évacuation de 150 personnes et de nombreux retards, en est un autre exemple concret. "Cela n'a rien d'étonnant", confie Jean-Pierre Frencel, président de l'Association pour la défense des usagers des transports de l'axe Lyon-Ambérieu (ADULA), "certaines des motrices de cette ligne datent de 1975. Vous vous rendez compte ?" Une situation incompréhensible pour une ligne qui a atteint les 11 000 voyageurs par jour en juin dernier. "Cela ne peut plus durer, on en a ras-le-bol d'attendre", conclut le représentant des usagers.

Une réunion le 8 septembre

Leur patience sera-t-elle bientôt récompensée ? Selon le président de l'Adula, une réunion aurait "officieusement" été fixée au 8 septembre entre Jean-Jack Queyranne, président du Conseil régional de Rhône-Alpes, et les associations d'usagers. Et pas question cette fois de se laisser berner par de simples promesses : "nous voulons un calendrier précis des travaux prévus pour restaurer la ligne", affirme Jean-Pierre Frencel. "Le conseil régional doit être plus ferme envers la SNCF" selon lui. En effet, depuis le 1er janvier 2002, l'organisation des transports ferroviaires régionaux relève de la compétence des conseils régionaux. Il leur incombe donc de prendre les mesures nécessaires.

Des causes multiples

Et elles sont nombreuses pour le président de l'ADULA. "Le premier problème, c'est tout simplement un manque de personnel sur le dépôt de Vénissieux. C'est là que sont réparés les trains, et les effectifs ne sont pas suffisants là-bas". Car si les nouvelles rames mises en place par la SNCF semblent plus fiables, celles qui empruntent le Lyon-Ambérieu nécessitent un certain entretien. "Ils font circuler des trains qui sont censés tomber un panne, c'est un comble !", se désole l'associatif. Deuxième problème, l'amélioration des solutions de trafic en cas d'incident sur une ligne. "Cela fait quatre ans qu'on nous promet l'installation d'un contre-sens sur la ligne, mais rien n'est fait". Cet aménagement permet la circulation en sens inverse des trains sur les deux voies, permettant ainsi de fluidifier le trafic si un train tombe en panne sur l'une d'entre elle.

Une rentrée à haut risque

Malgré un investissement de 400 millions d'euros de la part du conseil régional cette année pour les transports régionaux, la situation ne s'est pas améliorée, avec une multiplication des incidents sur la ligne. "Les usagers en ont de plus en plus marre de se faire balader, et je crains que la situation ne dégénère à la rentrée". En effet, une augmentation de 5 à 10 % des abonnements sur la ligne est attendu dès septembre, notamment avec l'arrivée de nombreux étudiants qui, peinant à se loger sur Lyon, devront faire l'aller-retour tous les jours. "Cette fois-ci, nous attendons des engagements précis du conseil régional. Nous ne pouvons pas continuer à nous substituer aux élus comme ça", conclut Jean-Pierre Frencel. Réponse au début du mois prochain.

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