Lyon 8e : 15 à 30 policiers supplémentaires en septembre

Christian Coulon, le maire du 8e arrondissement, "accueille avec satisfaction" le déploiement de la police de sécurité du quotidien, à Mermoz, dès septembre, qui permettra de renforcer les effectifs.

La police de sécurité du quotidien (PSQ), proposée par Gérard Collomb, va être déployée en France dès septembre. Dans le Rhône, ce sont les quartiers Mermoz, à Lyon (8e), et les Minguettes, à Vénissieux, qui vont être renforcés.

Le maire du 8e, Christian Coulon, se réjouit "d’une augmentation des effectifs (entre 15 et 30 agents de plus) bénéfique à tous", dans son arrondissement. Sélectionné parmi les 30 quartiers-tests en France, Mermoz mettra son dispositif en place en septembre.

L'élu PS annonce également "la création d’une brigade spécialisée de terrain". Selon lui, celle-ci "renforcera la gestion des troubles du voisinage et le traitement des petits délits, qui pèsent sur la tranquillité de nos concitoyens".

"Un renfort en termes d'effectifs et de moyens"

La PSQ ne se veut pas uniquement répressive, le but étant de renforcer le lien entre les habitants et les forces de l'ordre. Sur ce point, Christian Coulon est optimiste : "Ces annonces nous permettent de croire au raffermissement du dialogue et de la confiance entre les citoyens et nos forces de l’ordre."

Bien accueillie par la mairie du 8e arrondissement, l'expérimentation de la police de sécurité du quotidien le serait également par les policiers, selon Christian Coulon : "Ces mesures répondent au malaise exprimé par nos policiers, en leur garantissant un renfort en termes d’effectifs et de moyens, et en contribuant à un recentrage sur leur cœur de métier."

à lire également
Par son histoire troublée et son mélange social singulier, la Guillotière – “de l’autre côté du pont” comme on dit localement – a toujours cristallisé autour d’elle un imaginaire collectif et alimenté les fantasmes de foyers d’infection, de rébellion ou de clandestinité. Pour autant, ces arrêts sur image que le quartier montre à voir se confondent parfois, de plus en plus souvent même, avec des réalités bien tangibles. La crise a-t-elle été amplificatrice des difficultés du quartier de la Guillotière ? Qu’a-t-elle révélé sur ce territoire qui déchaîne toutes les peurs et les désirs ? Répondre à ces questions n’est pas aisé sans faire d’amalgames et sans alarmer une population un peu désemparée.
Faire défiler vers le haut