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Lyon 3e : Romain Vaudan assume ses propos sur les migrants

Vendredi 27 mai, le maire du 3e, Thierry Philip menaçait Romain Vaudan, ancien élu FN, de déposer plainte contre lui. Au cours du conseil de mercredi dernier, l’élu aurait fait le parallèle entre les viols de femmes et la présence de migrants dans l’arrondissement. Pour Romain Vaudan, ce ne sont pas ses propos qui sont condamnables, mais "la réalité".

"Je laisse une chance à Romain Vaudan de retirer ses propos. Sinon nous aviserons", déclarait à Lyon Capitale le maire du 3e arrondissement, Thierry Philip. Romain Vaudan, ancien élu FN, aujourd’hui sans étiquette, expliquait les viols de femme dans l’arrondissement par la présence de migrants, lors du conseil municipal du mercredi 25 mai. Un discours que le maire a immédiatement condamné. Il a également menacé l’élu de "chercher si ses propos relevaient ou non du pénal" pour pouvoir déposer plainte.

Ce lundi, Romain Vaudan a réagi à ces menaces par un communiqué publié sur son site Internet. L’élu y explique et justifie ses propos, en s’appuyant notamment sur les centaines d’agressions et viols survenus en Allemagne, lors de la Saint-Sylvestre : "J’ai pris ce cas comme exemple, car il est emblématique d’une violence sans précédent qui s’abat depuis plusieurs mois sur nos sociétés européennes. Mais il se produit beaucoup d’autres faits du même ordre, et je serai prêt à en dresser la liste lors du prochain conseil d’arrondissement. Car la liste de ces exactions sexuelles commises par des migrants s’allonge chaque jour", se défendait Romain Vaudan.

"Monsieur Philip me ‘laisse une chance’ de revenir sur mes propos. Il attendra longtemps"

"Ce qui est moralement condamnable, c’est que Monsieur Philip et sa majorité soient davantage scandalisés par les mots qui rapportent les faits que par les faits eux-mêmes, dont aucun ne s’est publiquement ému", persiste et signe l’élu du 3e. Romain Vaudan ne semble donc pas enclin à retirer ses propos comme le lui suggérait Thierry Philip, et ne paraît pas plus inquiet des menaces de la mairie. "Monsieur Philip me ‘laisse une chance’ de revenir sur mes propos. Il attendra longtemps", concluait-il.

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