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Logement social : les nouvelles stratégies des bailleurs lyonnais

La baisse des aides à la construction d’un côté et le manque de logements sociaux de l’autre obligent les bailleurs à trouver de nouvelles stratégies de production. Avec la flambée du prix du foncier, la ville de Lyon est pionnière en la matière. Son nouvel exécutif métropolitain a promis un effort important alors que le délai moyen d’attente pour les demandeurs oscille entre 15 et 28 mois. Sur un territoire qui accueille 15 000 nouveaux habitants chaque année.

Produire 6 000 logements sociaux chaque année sur le territoire métropolitain, contre 4 000 actuellement. La promesse faite par les Verts avant leur élection à la Ville et à la Métropole illustre l’importance de la crise du logement qui pointe à Lyon, où le prix du foncier continue de s’envoler. Si les différentes lois promulguées depuis l’an 2000 ont globalement permis d’accroître le nombre de logements sociaux (150 000 dans le Grand Lyon) et de favoriser la mixité sociale, leur nombre demeure insuffisant pour absorber la demande. Des demandeurs de logement social, on en compte 70 000 dans la métropole, dont la moitié concerne des mutations de personnes déjà locataires du parc social, comme le rappelle Catherine Panassier, présidente de GrandLyon Habitat jusqu’au changement d’exécutif métropolitain, qui souligne le manque de fluidité du processus d’attribution. “Nous n’arrivons à répondre qu’à 10 000 attributions, alerte Vincent Amiot, bénévole de la fondation Abbé-Pierre à Lyon. On ne construit pas assez. Et on ne construit pas assez de logements très sociaux.” Les plus pauvres sont aussi les plus lésés. Ces logements très sociaux, les PLAI, sont ceux qui font le plus défaut, au regard du nombre de postulants. Les deux tiers des demandeurs affichent des niveaux de revenus très faibles et auraient droit au PLAI.

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