Licenciée pour quelques légumes volés

Accusée de vol de marchandises, cette employée d'une épicerie bio de Brignais a été licenciée au début de l'été. Mais celle-ci affirme que les légumes étaient impropres à la vente et avaient été retirés des étals. Elle invoque son âge et des arrêts maladie pour expliquer sa mise à la porte. Elle attaque son ex-employeur aux Prud'hommes.

Mise à pied le 22 juin et licenciée début juillet pour faute grave, une employée de la supérette La Vie Claire de Brignais a saisi lundi les Prud'hommes. Agée de 54 ans, cette mère de deux enfants touchant 1100 euros par mois est accusée d'avoir volé des légumes destinés à la vente. Elle a été dénoncée par l'une de ses collègues. D'après la direction citée par le Parisien, les faits étaient répétés et concernaient des légumes et des produits d'épicerie.

Selon l'avocat de la salariée, Me Fabien Rajon, il ne s’agissait que de "deux kilos à tout casser" de fruits et légumes, citant "quelques concombres et quelques tomates". Selon lui, ceux-ci devaient être détruits. Or l'enseigne permet à ses employés d'emporter les articles impropres à la vente. Une pratique que le groupe a d'ailleurs confirmée. Ces produits n'étaient d'après la partie plaignante plus sur les étals mais dans un local à poubelles.

Pour l'ex-salariée, les quelques arrêts maladie qu'elle a posés auparavant ne seraient pas pour rien dans cette affaire. Et aussi le fait, selon son avocat, qu'elle "ne corresponde plus aux critères de l'entreprise". Son âge serait en cause. Me Rajon ajoute que ce licenciement est d'autant plus "choquant" qu'il est "irrégulier", car sa cliente n’aurait pas été convoquée pour un entretien préalable au licenciement, et qu'il touche une personne fragile du fait de ses "graves difficultés de santé". L’enseigne a rétorqué qu’elle avait envoyé deux lettres qui lui avaient été retournées car l’adresse n’était pas la bonne. D'après l'avocat, la plaignante est "extrêmement choquée et en plein désarroi", et ne souhaite actuellement pas s'exprimer.

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2 commentaires
  1. Yvan, de Lyon - 30 août 2011

    Seul le ou les motifs invoqués dans la lettre de licenciement, s'impose aux parties.Après qu'en est-il du fait pour un salarié, de 'prendre' des produits 'impropres à la vente', pour son usage personnel.L'entreprise, reconnait avoir autoriser ses salarié(e)s de prendre des produits impropres à la vente. D'ailleurs, en l'espèce ces produits étaient dans un local, et non dans des poubelles, ce qui illustre cette pratique.Le débat judiciaire, va donc tourner autour de la lettre de licenciement et de la nature des produits pris par la salariée. Étaient-ils oui ou non impropres à la vente ?L'issue de ce débat judiciaire, risque d'être long vu le retard pris par la juridiction prud'homale, consécutivement à une grève pour des motifs, servant les intérêts financier de certains conseillers.J'apporte tout mon soutien morale, a cette dame.

  2. willycat - 1 septembre 2011

    nous avions là une personne qui acceptait de manger des concombres, ce licenciement est scandaleux.

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