Les policiers contre la suppression des grenades offensives

Le syndicat de police Alliance du Rhône, par la voix de son secrétaire départemental adjoint Laurent Nouvel, déplore l’annonce de Bernard Cazeneuve d’interdire l’usage des grenades offensives.

L'annonce ce jeudi soir du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve visant à interdire l'usage des grenades offensives pour les forces de l'ordre passe mal pour le syndicat Alliance. Le secrétaire départemental adjoint du Rhône, Laurent Nouvel, regrette la suppression "de l'un des rares outils permettant aux forces de l'ordre de se défendre".

Cette décision de Bernard Cazeneuve fait suite à la mort de Rémi Fraisse au barrage de Sivens (Tarn), à la fin du mois d'octobre. "Il y a effectivement eu un événement tragique, mais qu'on ne nous enlève pas nos armes. Comment serons-nous capables de nous défendre en cas d'offensive, ou quand on nous jette des cocktails Molotov ou de l'acide ?" s'interroge-t-il.

“On ne jette pas ces grenades pour le plaisir”

Si Laurent Nouvel précise que "le législateur s'est prononcé, il faut donc nous soumettre à sa décision", il rappelle que des restrictions à l'utilisation de ces grenades existaient déjà. "Le risque zéro n'existe pas, bien sûr, mais des textes et des lois encadraient leur utilisation. Si les personnes sur place y ont eu recours, c'est qu'il y avait une raison", tient-il à rappeler.

"Les manifestants ne sont pas toujours des enfants de chœur non plus, poursuit-il. Et les fonctionnaires qui jettent ces grenades ne le font pas pour le plaisir. Celui qui est à l'origine de cet accident doit aujourd'hui être au fond du gouffre... Et ça, personne n'en parle."

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