Livreur Deliveroo ©Tolga AKMEN / AFP

Les livreurs Deliveroo de Lyon dénoncent la sous-traitance du dialogue social de l'entreprise à des "étudiants précarisés"

Le syndicat CGT UberEats/Deliveroo de Lyon a dénoncé ce dimanche la politique de l'entreprise de livraison de repas à domicile concernant ses "modalités de dialogue social". Le syndicat précise que des "étudiants précarisés" ont mené cette rencontre, censée se dérouler avec des "équipes deliveroo". 

Les livreurs Deliveroo, bénéficiant d'un statut d'auto-entrepreneur souvent décrié, ne peuvent pas prétendre aux mêmes règles de dialogue social que les salariés. Ludovic Rioux, représentant syndical CGT, précise à Lyon Capitale que des "rencontres avec la direction de Deliveroo sont parfois organisées, dans ce qu'on décrit comme des "Roo café". Mais depuis mars 2020, au nom du confinement et des conditions sanitaires, plus une seule de ces réunions avec la direction n'a été organisée". 

Les livreurs de cette entreprise étaient alors "très impatients", lorsqu'ils ont appris qu'ils auraient l'occasion de "rencontrer les équipes Deliveroo". Cependant, cette réunion organisée afin de "répondre aux questions" concernant l'activité des livreurs a suscité l'indignation de ces derniers. "Alors que nous étions censés rencontrer la direction, nous nous sommes retrouvés face à des étudiants précaires, même plus jeunes que moi, qui n'avaient aucune connaissance de l'entreprise", précise Ludovic Rioux.

"Ces étudiants étaient, eux aussi, recrutés avec un statut d'auto-entrepreneur et dans une situation ultra-précaire, comme c'est le cas pour les livreurs", dénonce le représentant syndical. Les étudiants ont alors pu seulement faire "redescendre les consignes" de l'entreprise, et non pas apporter de "vraies réponses" aux livreurs.

"Alors que nous n'avons pas eu de véritable rencontre physique avec la direction depuis plus d'un an et demi, cette réunion est une vaste plaisanterie et une marque de mépris pour les livreurs", explique-t-il, tout en soulignant le manque de considération pour ces "étudiants précarisés". 

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