Le Puisoz ne sera bientôt plus un terrain vague

Pour autant, le site à la frontière de Vénissieux et de Lyon pourrait bien accueillir l'Asvel.

Le site du Puisoz est depuis longtemps l'un des plus convoités de l'agglomération lyonnaise. Les grands clubs sportifs se sont d'abord penchés sur cet emplacement en bordure de périphérique. Le Lou puis l'OL et enfin l'Asvel ont tour à tour jeté leur dévolu sur ce terrain à la frontière de Lyon et de Vénissieux. Idéalement desservi par les transports en commun avec le métro à Parilly à quelques hectomètres et le tram T4 depuis peu qui longe le site, il attirait aussi les convoitises des géants de la grande distribution. Ces derniers ont remporté la bataille. Le fonds de pension Appolo, propriétaire du terrain, a vendu la parcelle à l'enseigne Leroy Merlin. Ce n'est pas pour autant la fin des projets sportifs au Puisoz. Le magasin de bricolage devrait occuper 9 hectares. Il en reste donc 11 de libre pour construire une enceinte sportive. " Cela ne change rien pour nous, explique Anthony Thiodet, vice-président de l'Asvel. Nous avons besoin de cinq hectares pour la salle et de deux pour l'académie Tony Parker. Après, depuis le début, on dit : " ce n'est pas à nous de choisir le site ". Nous ferons la salle là où l'on nous délivrera le permis de construire. Nous attendons qu'un choix soit fait. Jean-Paul Bret est déterminé mais le terrain qu'il nous propose fait 4,5 hectares. Après je connais pas la décision de la mairie de Vénissieux ".

Le projet de l'Asvel a de grandes chances de voir le jour du côté du Puisoz. Un emplacement sur lequel le club lorgne depuis longtemps. Gérard Collomb et Bernard Rivalta, le président du Sytral et conseiller municipal de Vénissieux, pencherait aussi pour le site du Puisoz. Bernard Rivalta était avant 2008 conseiller municipal à Villeurbanne. Lors de la constitution des listes des municipales, il y a un peu plus d'un an, Jean-Paul Bret n'avait plus voulu de Rivalta l'obligeant à s'exiler à Vénissieux. Aujourd'hui, il semble que le président du Sytral tienne un levier pour prendre une revanche. D'autant qu'André Gerin semble disposer à accueillir l'Asvel. " Ca va être la guerre entre le Grand Lyon et Villeurbanne ", promet un élu socialiste.

Paul Terra

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