Le Crédit Mutuel en passe de contrôler 100 % du pôle de presse dans lequel se trouve Le Progrès

Le CM détient actuellement 49 % de ce pôle (qui regroupe notamment Le Progrès, Bien Public, le Courrier de Saône-et-Loire, et le Dauphiné Libéré). Il devrait prochainement, après plusieurs étapes juridiques encore à franchir, transformer en capitalisation les créances en cours.

Du côté du Crédit Mutuel on affirme que cette opération 'n'en est pas vraiment une'. On parle même de 'non-événement'. On situe ce rachat des actions de Gérard Lignac dans la continuité de l'activité de la banque en direction de la presse depuis la création du 1er groupe de presse régionale en 2006.

Du côté de la rédaction du Progrès, l'événement n'est pas spécialement perçu comme un bouleversement majeur. En effet, Richard Schittly, de la Société des journalistes, précise qu'il n'y a pas 'd'indicateur inquiétan' d'un point de vue éditorial. 'Nous avons appris ce rachat dans la presse. A cette heure, cela relève plus de questions industrielles.

Cela dépasse un peu la rédaction. Le Crédit Mutuel, historiquement, dans son rapport avec la presse, a imprimé un esprit justement 'mutualiste'. J'espère que nous aurons cet esprit-là dans l'avenir. En tout cas nous sommes fermes et vigilants sur la ligne éditoriale'.

En toute logique, l'opération pourrait permettre une nouvelle clause de cession chez les journalistes (clause qui leur permet de quitter leur titre de presse en cas de changement d'actionnaires, ou de cession). Aucun élément n'a pour l'instant été transmis. Richard Schittly rappelle toutefois qu''il y en a tellement eu ces dernières années que l'on aurait alors peu de départs.'

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