La réforme sur les juges d'instructions inquiète les magistrats lyonnais

L'occasion pour le président du TGI de revenir sur la décision de Nicolas Sarkozy de supprimer les juges d'instructions.

Devant une assistance fournie dans laquelle on a pu voir Dominique Perben, ancien Garde des Sceaux, le président du TGI de Lyon, Pierre Garbit, a profité de l'occasion pour s'exprimer sur la décision du président de la République de supprimer la fonction de magistrat-enquêteur indépendant et de les remplacer par les procureurs, nommés sur décret du chef de l'Etat. 'Les magistrats sont conscients de la nécessité de réformer pour rendre la justice plus efficace et plus humaine. Mais cela doit se faire en concertation. Nous ne voulons pas être systématiquement tenus à l'écart comme c'est le cas en ce moment. Les magistrats ont des choses à dire', a-t-il déclaré.

Le juge d'instruction, sera, selon les voeux de Nicolas Sarkozy, remplacé par 'un juge de l'instruction qui contrôlera le déroulement des enquêtes mais ne les dirigera plus'. Le chef de l'Etat n'a, en revanche, pas dit un mot sur le parquet, auquel serait, désormais, confié les enquêtes. Autre inquiétude des magistrats lyonnais, cette fois-çi récurrente, la détérioration des conditions de travail des fonctionnaires du tribunal. 'Il y a un déficit de 10 à 15 % de personnel ', a souligné Pierre Garbit. Rappelant que 'Lyon est la deuxième ville française à avoir le plus recours à l'aide juridictionnelle', avec plus de 40 000 demandes en 2008.
Préférant ne pas s'exprimer clairement sur la question de la réforme de la Justice, le procureur de la République, Xavier Richaud a toutefois évoqué le travail d'enquête préliminaire qui ne mérite, selon le procureur, 'la mauvaise réputation qui lui est faite'. Il a ensuite largement félicité le travail travail fourni par le TGI de Lyon au cours de l'année 2008. Communiquant de nombreux chiffres comme la baisse des faits de délinquance de proximité (-10 % pour la police, -20 % pour la gendarmerie), le taux d'affaires révélées (+15 %) ou encore le taux d'élucidations ( +30 à 40 %). 'Le Parquet doit resté mobilisé mais oeuvrer pour la vérité et non pour les statistiques', a-t-il indiqué.

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