L'archevêque de Paris exprime son soutien au cardinal Barbarin

Monseigneur André Vingt-Trois a tenu à souligner un "engagement très fort" du cardinal contre la pédophilie, un sujet qui n'est plus tabou au sein de l'Église, selon lui.

"Il n'y a pas de raison qu'il démissionne". Quelques jours après les excuses du cardinal Barbarin, l'archevêque de Paris, Monseigneur André Vingt-Trois, exprime en ce dimanche pascal son soutien à son frère lyonnais dans les colonnes du Parisien. "Je lui apporte mon soutien parce que c’est mon frère, que j’ai confiance en lui et je pense que tout ce qu’il fait ou a fait dans sa responsabilité d’archevêque de Lyon a été significatif d’un engagement très fort dans la lutte contre la pédophilie", a ainsi déclaré le responsable du diocèse parisien. Après Mgr Dubost et Mgr Vesco, il est le troisième évêque à s'exprimer dans les médias en faveur de Philippe Barbarin. La Conférence des évêques de France, qui s'est tenue à Lourdes ce mois-ci, avait également réaffirmé son soutien au cardinal.

"Faire tout ce qui est en notre pouvoir"

L'archevêque de Paris s'est néanmoins clairement prononcé contre le maintien en fonction des prélats au passé douteux. Face à un prêtre connu pour son passé pédophile, "on doit faire tout ce qui est en notre pouvoir pour le mettre dans une situation où il n’a pas de responsabilités à l’égard d’enfants ou de jeunes", déclare ainsi André Vingt-Trois. Précisément ce que Mgr Barbarin n'aurait pas fait selon l'association de victime La Parole Libérée. Et d'assurer : "Dans la mesure où ça dépend de moi, je ne confie pas de mission qui aurait un rapport avec les faits reprochés et présenterait un risque, de telle façon que cela ne se reproduise pas".

L'archevêque de Paris raconte par ailleurs qu'il a lui même été confronté à un cas où il a eu connaissances d'actes pédophiles passés de la part d'un prêtre. Il assure en avoir fait part à la justice et retiré son ministère au prélat en question.

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Ancienne journaliste, essayiste auteure d’une dizaine d’ouvrages, bibliste avisée et titulaire d’une maîtrise en droit privé et en théologie, Anne Soupa est récemment sortie du bois en se portant candidate à l’archevêché de Lyon. Derrière son “côté sage”, celle qui “met du temps à comprendre”, comme elle l’avance avec modestie, est une rhétoricienne déterminée qui n’a pas sa langue dans sa poche.
1 commentaire
  1. Pamphlétaire - 7 avril 2016

    Après la pénétrante hypocrisie, la profonde contrition ? ça ne changera rien, cf mon 'Répertoire des non-propres' : http://acrostweet.blogspot.fr/2016/04/barbarin-philippe.html?view=mosaic

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