Jeux Vidéos : un peu de douceur dans un monde de brutes

Désormais, les studios peuvent tenter d'être original sans subir des coûts de distribution élevés. Dans ce contexte propice aux jeux à petits prix, des OVNIs révolutionnent le genre.

Flower : un poème vidéoludique.
La playstation 3 accueille l'une des ?uvres les plus originale jamais produite. Dans la peau d'un pétale de fleur, le joueur vole à travers les champs pour redonner des couleurs à un monde trop triste. A mi-chemin entre la fable écolo et l'expérience zen, Flower est sublimé par des graphismes magnifiques et une bande son progressive. Des milliards de brins d'herbes s'affichent à perte de vue tandis que les pétales virevoltent au grès des vents. Le jeu se contrôle en penchant la manette, ce qui renforce la sensation de ne faire plus qu'un avec la nature. Chaque partie submerge le joueur d'émotions tout en le faisant rêver. Avec Flower, le jeu vidéo n'a jamais été aussi proche de l'art.
8 € sur Playstation 3

Big bang mini : des feux d'artifices dans la poche.
Développé par le studio français Southpeak, Big bang mini est un enchantement pour les yeux. Son système de jeu est particulièrement décalé. Ici, point d'arme violente, il faut créer des feux d'artifices à l'aide du stylet pour faire disparaitre les ennemis. Grâce à une prise en main instinctive, Big bang mini est tout aussi prenant que ce bon vieux Tetris. Un grand classique est né.
30€ sur Nintendo DS.

Noby noby boy : petite folie à l'échelle mondiale.
Sans début ni fin, Noby noby boy ne propose aucun challenge. Le joueur contrôle une sorte de serpent dont le corps couleur arc en ciel peut s'allonger à volonté. Pourtant Noby noby boy est révolutionnaire dans son inutilité. Le jeu met en commun les actions des joueurs du monde entier pour permettre à un ver géant de s'étirer dans l'espace. En grandissant, il découvre de nouvelles planètes qui peuvent être visitées. Infini dans son idée, Noby noby boy est la première forme d'art abstraite communautaire.
4€ sur Playstation 3

Trois questions à Kellee Santiago, développeur du jeu Flower, au sein de Thatgamecompany

Lyon Capitale : Comment définissez-vous Flower ?
Kellee Santiago : Nous voyons Flower comme un poème en jeux vidéo. Le joueur fait l'aller retour entre un monde urbain stressant et une nature relaxante avec des pétales qui volent dans le vent. Nous souhaitons qu'il s'interroge sur lui-même. Flower peut aussi être vu comme une " dance ". Chacun aura sa propre interprétation du jeu.

Quel est l'origine du projet ?
Nous voulions retranscrire le sentiment d'être au milieu d'un grand champ de fleurs et capturer sa beauté. Le joueur devait avoir l'impression de n'être qu'une petite fleur au milieu de cette immensité.

Le développement a-t-il été facile ?
Nous avons commencé avec une idée très vague et un sujet difficile. Il nous a fallu une douzaine de prototypes avant d'être satisfaits. C'était comme marcher à travers le brouillard tout en sachant que la destination serait excitante. Ce fut dur et parfois douloureux mais nous sommes contents de voir que nos efforts sont récompensés.

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