Interrogations et revendications à l'hôpital Henry-Gabrielle

Le comité de défense de l'hôpital Henry-Gabrielle de Saint-Genis-Laval, manifestait ce mercredi matin devant le siège de l'Agence Régionale de Santé. Il protestent contre l'arrêt d'un mode de financement ayant entraîné des suppression de postes.

"Soignants mal traités, patients mal soignés !". Le comité de défense de l'hôpital Henry-Gabrielle de Saint-Genis-Laval manifestait, ce mercredi 29 mai devant le siège de l'Agence Régionale de Santé (ARS), à la Part-Dieu. Le personnel soignant proteste contre des suppressions de postes qui entraînent l'instauration de "quotas d'admissions de patients handicapés" ; ainsi que l'arrêt d'un mode de financement mis en place par les Hospices Civils de Lyon (HCL), qui avait justifié cette restructuration au sein de l'hôpital.

Postes supprimés et quotas de patients

"Il y a 9 mois, les HCL supprimaient des postes d'infirmiers et d'aides soignants au sein de l'hôpital Henry-Gabrielle", commence Didier Machou, de la CGT. D'après lui, cette restructuration du service a obligé le personnel à mettre en place des "quotas d'admissions de patients handicapés". La structure accueille en effet des patients gravement handicapés neurologiquement après un accident, afin de les rééduquer. Mais avec du personnel en moins, difficile de maintenir la qualité de soins, juge-t-il. D'où cette politique de ratios : "2 patients légers pour 1 patient lourd".

Un mode de financement en question

Ces suppressions de postes, et donc les quotas, se plaçaient dans le cadre du financement des soins après rééducation. Un mode de cotisation basé sur l'Indice de Valorisation de l'Activité (IVA) est mis en place par les HCL et "justifie alors, il y a 9 mois, les coupes dans le personnel", détaille Didier Machou. Sauf que le
ministère de la Santé vient de décider d'abandonner ce mode de financement, poursuit l'homme.

Aujourd'hui, les infirmiers et aides soignants entendent bien demander des explications à l'ARS, afin de comprendre pourquoi tant de postes "ont été supprimés pour rien". "Actuellement, on ne sait absolument pas pourquoi on en est arrivé là" déplore Didier Machou qui espère entamer un vrai dialogue avec l'ARS.

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