La crise du coronavirus suscite des inquiétudes chez les investisseurs, notamment concernant l’immobilier de bureaux et de commerces © Antoine Merlet

Immobilier à Lyon : les conditions d'accès à l'emprunt assouplies

Plafond du taux d'endettement, dossiers hors recommandations, durée d'endettement, le Haut Conseil de stabilité financière vient d'édicter de nouvelles normes pour faciliter l'accès à l'emprunt et favoriser l'investissement dans l'immobilier.

Le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) a annoncé la semaine passée plusieurs assouplissements concernant les emprunts en France. Ainsi, après avoir plafonné le taux d'endettement à 33 % début 2020, ce taux passera désormais à 35 %. Par ailleurs, les banques pourront faire passer 20 % de leurs dossiers hors des recommandations du HCSF contre 15 % actuellement. Enfin, pour ceux qui veulent acheter dans du neuf ou dans l'ancien avec travaux, la durée d’endettement pour va être portée 25 ans à 27 ans. 

Lire aussi : “Immobilier et dispositifs fiscaux : les conseils pour investir à Lyon”

Ces choix, que certains jugent risqués, ont été dictés par le contexte économique lié à la crise du Covid-19 mais aussi à la faible production de logements en 2020. Depuis le début de l'année, les promoteurs, et spécialistes de l'investissement dans l'immobilier, mais aussi les vendeurs de bien ont fait face à un nombre croissant de refus de prêts. Si les recommandations du HCSF n'étaient jusqu'ici assorties d'aucune contrainte, cette situation devrait changer d'ici l'été prochain, a annoncé Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie et des Finances. Ce dernier a notamment pointé du doigt le non-respect des recommandations par certaines banques. Son ministère va définir “dans les semaines qui viennent, les modalités juridiques pour rendre ces dispositions contraignantes”, a-t-il assuré.

Ces mesures devraient bénéficier aux primo-accédents, particulièrement touchés par la restriction des conditions d'octroi de prêt de début d'année. Des primo-accédents de plus en plus rares à Lyon, du fait de l'effet ciseau créé par cette politique bancaire et par l'augmentation des prix de l'immobilier dans l'agglomération. 

Lire aussi : “Immobilier dans la métropole de Lyon : en plein boom, Villeurbanne veut conserver son identité”

1 commentaire
  1. noisette - jeu 24 Déc 20 à 10 h 43

    Lyon est devenu bien trop cher pour une qualité de vie qui se degrade à grande vitesse (stationnement, circulation, insécurités, propreté, désordres, taxes et impôts ...)

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