Illustration Homeopathie © Tim Douet

Homéopathie déremboursée : les recours de Boiron rejetés

Le laboratoire Boiron, basé à Lyon, et Homéopathie Rocal avaient saisi le Conseil d'État pour faire annuler l'arrêté ministériel actant le déremboursement de l'homéopathie à partir du 1er janvier 2021. Des demandes rejetées par la plus haute juridiction administrative.

Dans une décision rendue le 18 décembre dernier, le Conseil d'État a rejeté le recours des laboratoires Boiron et Homéopathie Rocal déposé à l'encontre d'un arrêté ministériel publié en 2019. Ce dernier officialisait le déremboursement de l'homéopathie à partir du 1er janvier 2021.

La ministre de la Santé Agnès Buzyn avait appliqué ce déremboursement à la suite de préconisations de la Haute Autorité de Santé qui avait estimé l'efficacité de l'homéopathie comme étant “insuffisante”. Là HAS basait son avis sur “l’absence de démonstration d’efficacité (en termes de morbidité et/ou de qualité de vie) des médicaments homéopathiques dans les affections/symptômes pour lesquels des données ont été retrouvées dans la littérature (données non significatives et/ou faiblesses méthodologiques ne permettant pas de conclure à la supériorité par rapport au placebo ou à un comparateur actif ou absence de comparaison aux comparateurs cliniquement pertinents)”, mais aussi : “de l’absence de gravité de certaines affections ou symptômes bénins, spontanément résolutifs pour lesquels il n’existe pas de besoin médical identifié et dont le recours aux médicaments (dont l’homéopathie) n’est pas nécessaire”.

En 2017, l'assurance maladie avait remboursé 126,8 millions d'euros liés à l'homéopathie.

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