Grève et suicides font reculer la direction de France Télécom

Ce jeudi 10 septembre, plusieurs milliers de salariés de France Télécom se sont mis en grève. 13,7 % selon la direction. Dans la matinée, des rassemblements ont eu lieu partout en France, notamment à Lyon où environ 150 personnes se sont réunies devant le siège régional.

"On ne peut plus compter chaque jour le nombre de suicides", annonce simplement un délégué de SUD PTT. Durant l'été, quatre salariés ont mis fin à leur jour, portant à 22 le nombre de suicides depuis février 2008. Tous les syndicats sont sur la même ligne : "arrêter les restructurations pour arrêter le massacre". L'ex-entreprise publique a vu ses effectifs fondre sous les coups de lourdes politiques de mutations forcées.

Elle compte environ 100 000 personnes aujourd'hui contre 141 000 fin 2002. Le message des syndicats semble avoir porté puisque la direction de France Télécom a annoncé le gel des mutations forcées jusqu'au 31 octobre 2009.

Elle l'a annoncé, jeudi 10 septembre, lors d'un comité national d'hygiène et de sécurité au cours duquel d'autres mesures ont été réaffirmés : l'ouverture d'une négociation pour la déclinaison de l'accord interprofessionnel sur le stress, le renforcement des équipes de médecine du travail, l'amélioration du réseau des assistantes sociales, le renforcement des équipes de Ressources Humaines de proximité.

"Je m'en félicite, réagit, à Lyon, Christophe Laronze de la CGT. On est arrivé à un tel taux d'horreur que c'est le minimum que la direction puisse faire. Mais il ne faut pas s'arrêter là. Il faut revoir en profondeur toute la gestion de l'entreprise sans oublier les sous-traitants".

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