L’aéroport de Lyon Saint-Exupéry. (Photo de Chris Delmas / AFP)

Fin des vols intérieurs : les trajets de Lyon à Paris et Marseille maintenus

Les vols en partance de l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry et à destination de Marseille et de Paris ne sont pas concernés par l'interdiction des vols intérieurs, l'une des mesures phares de la loi Climat.

La Commission européenne a validé le 2 décembre la suppression des vols intérieurs en France, lorsqu'un trajet en train de moins de 2 h 30 est possible. Cette mesure phare de la loi Climat de 2021 sera réexaminée d'ici trois ans par la Commission européenne et pourrait s'appliquer aux vols de correspondance, qui ont échappé au couperet pour le moment.

Cette nouvelle disposition laissait sous-entendre la suppression des vols domestiques entre Paris Charles-de-Gaulle — Lyon et Lyon — Marseille, il n'en sera rien. Toutes les conditions ne sont pas remplies pour permettre de supprimer ces liaisons, les trains doivent en effet avoir des fréquences suffisantes et des horaires satisfaisants. Les liaisons "Paris-Charles-de-Gaulle, d'une part, et Rennes et Lyon, d'autre part sont exclues du champ de la mesure, du fait d'un temps de trajet ferroviaire supérieur à 2 heures 30 pour rejoindre la gare de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle" pour une éventuelle correspondance aérienne. Idem pour la ligne Lyon-Marseille, où les trajets ferroviaires ne permettent pas d'assurer un service régulier entre le matin et le soir.

Une décision saluée par le ministre des Transports Clément Beaune au micro d'Europe 1, selon lui cela constitue "une avancée majeure dans la politique de réduction des émissions des gaz à effet de serre".

Lyon-Orly suspendu depuis 2020

Dans les faits, la décision de la Commission européenne n'a pas d'impact direct pour l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry, puisque la seule ligne supprimée, celle entre Lyon et Orly, s'est arrêtée en mars 2020. La compagnie Air France était la seule à proposer des vols depuis Lyon à destination d'Orly.

Pour des raisons écologiques, l'État avait déjà demandé à la compagnie aérienne de supprimer ses vols dont les trajets pouvaient être effectués en moins de 2 h 30 de train. En contrepartie de cette mesure drastique qui pouvait entraîner des licenciements, le gouvernement avait annoncé un prêt de sept milliards d'euros au géant français du transport aérien.

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