Fête du 8 décembre : derrière les lumières, les affaires

Du 6 au 9 décembre, Lyon revêtira des habits de lumière à 2,6 millions d’euros, une dépense supportée à 50/50 par la Ville et des partenaires privés. Mais loin d’être une simple source de dépense, la Fête des lumières est devenue un véritable tremplin pour les artistes à l’international, qui peut rapporter. Les œuvres crées pour l’évènement auraient généré entre 2,5 et 3 millions d’euros de chiffre d’affaires après leur passage à Lyon.

Dans trois semaines, Lyon brillera à nouveaux de tous ses feux pour la traditionnelle fête des lumières. Une édition 2012 qui a un coût : 2,6 millions d’euros. La somme est supportée pour moitié par la ville sous forme de marchés publics et de subventions. Cette année douze projets sur la centaine présentée sont portés par des appels d’offre publics, dans les sites phares comme la place des Terreaux ou les Jacobins. L’autre moitié du financement est assurée par les 58 partenaires privés et institutionnels, rassemblés au sein du club des partenaires. Sur les 1,3 millions d’euros de contribution de ces derniers, 600 000 euros sont apportés en numéraires et l’équivalent de 700 000 euros sous forme de projets associés. Dans le dernier cas les partenaires offrent une animation clé en main à la ville. Une fois le projet validé par les services municipaux, l’animation est intégrée à la programmation artistique.

Une vitrine mondiale

Plus qu’une installation éphémère d’artistes aux idées lumineuses, la Fête des lumières s’est petit à petit imposée comme une vitrine mondiale et un tremplin pour les artistes à l’international. Depuis 2008, une trentaine d’œuvres conçues par 25 artistes pour la Fête des lumières, ont été présentées dans une vingtaine de festivals à travers le monde. Par exemple, Ovo, l’œuf de qui as dominé la Croix-Rousse lors de l’édition 2010 a par la suite été présenté à Jérusalem en 2011 et à Francfort et Pékin en 2012. Tilt, l’entreprise drômoise qui réalise régulièrement les installations de la place Louis Pradel (Herbum Follus, Mon Jardin Public) réalise désormais un chiffre d’affaires d’environ 500.000 euros annuels dont 30 à 40 % réalisés à l’international.

3 millions d’euros de chiffre d’affaires

Et si jusqu’ici les contacts entre organisateurs de festivals, villes, artistes et partenaires se faisaient de manière informelle au cours de la Fête des lumières, les choses se structurent en 2012. La ville de Lyon, le Cluster lumière, le Club des partenaires, la CCI de Lyon ainsi que l’association LUCI* mettent en place une plateforme de rencontre entre les organisateurs de festivals, villes et artistes/concepteurs lumière. D’ores et déjà, le secteur semble porteur. La Ville estime que "de manière non exhaustive", les œuvres crées pour la Fête des Lumières ont généré dans leur ensemble entre 2,5 et 3 millions d’euros de chiffre d’affaires après leur passage à Lyon.

*LUCI (lighting urban community international)

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1 commentaire
  1. FOurs - 20 novembre 2012

    C'est une bonne chose que de créer une ' plateforme de rencontre entre les organisateurs de festivals, villes et artistes/concepteurs lumière' de manière à finir de professionnaliser cette filière. toutefois cela implique depuis des années, que l'objet de la Fête des Lumières soit détourné, voire ignoré de certains artistes qui ne pensent plus qu'à leurs débouchés, avec la ville comme support. Ils ne sont plus au service d'une fête particulière. Il serait temps que la municipalité recadre l'objectif, tout en gardant la finalité de tremplin.

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