Fête des Lumières à Lyon : -20 % de chiffre d'affaires pour l'hôtellerie

Le secteur hôtelier lyonnais a noté une baisse de son chiffre d'affaires cette année lors de la Fête des Lumières. En cause, la grève des transports qui touche le pays, mais aussi l'augmentation de l'offre Airbnb dans la métropole. 

D'après les premiers chiffres de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie, le secteur l'hôtelier a noté une baisse de 20 % de son chiffre d'affaires lors de cette édition 2019 de la Fête des Lumières. “Forcément c'est un moment important et les réservations sont meilleures que les autres week-ends de l'année, mais on a perdu 20 % de chiffre d'affaires avec les annulations et le remplacement des chambres annulées par des chambres moins chères”, confie Laurent Duc, le président de l'UMIH-Rhône. Selon ce dernier, le taux de remplissage a connu une baisse de -30 % le jeudi soir, de -15 % le vendredi, d’entre -5 % et -10 % le samedi et de -50 % le dimanche. “Le 8 décembre a été catastrophique avec des chiffres inférieurs à un dimanche normal”, précise-t-il. 

Après l'épisode Gilets jaunes en 2018, c'est encore une fois une réforme gouvernementale qui a impacté la fête lyonnaise. “Il faudrait peut-être qu'ils arrêtent de faire des réformes au dernier moment en fin d'année. Ils oublient que nos bilans s'arrêtent en décembre”, critique Laurent Duc. 

L’effet Airbnb

Si la grève contre la réforme des retraites a impacté l'hôtellerie à Lyon, le mouvement est plus profond d'après le président de l'UMIH. “La clientèle de la Fête des Lumières a plus de facilité à aller vers Airbnb que la clientèle de travail, explique-t-il. Les chiffres de remplissages ne sont pas les mêmes selon les établissements, mais on voit bien que ceux qui sont sur les axes de transports marchent bien. Pour les autres, ils subissent pleinement l'effet Airbnb qui s'accentue chaque année”.

Lyon compte plus de 11 000 logements Airbnb (lire ici) et la métropole près de 24 000. D'après l'UMIH, seules 2500 sont régularisées. Un décret publié en novembre permet désormais aux municipalités de demander une fois par an la liste des logements présents sur des plateformes de location temporaires. L'heure des sanctions est-elle arrivée ?

1 commentaire
  1. Georges Marchais - lun 9 Déc 19 à 18 h 14

    Et aussi la pollution non ?
    Et aussi le fait que les spectacles sont nuls.

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