Vue du Vieux-Lyon © Tim Douet
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AirBnB et location courte à Lyon : le temps des sanctions ?

Deuxième ville AirBnB de France, Lyon affiche une offre qui monte à 10 % du parc immobilier dans certains quartiers de l’hypercentre. De quoi alimenter la tension sur le parc locatif, alors que les Lyonnais ont déjà du mal à se loger.

Cette année encore, de nombreux Lyonnais s’apprêtent à profiter de l’effervescence du 8 Décembre et de son million de visiteurs quotidien pour louer leur appartement au prix fort. Un exode rentable, le pécule pouvant atteindre plusieurs centaines d’euros la nuitée ; multiplié par les quatre jours d’illuminations, le jeu en vaut la chandelle. À un mois de l’événement, la nuitée se monnaye 212 euros en moyenne à Lyon entre le 5 et le 8 décembre, contre 97 euros en temps normal. Les prix grimpent à 255 et 256 euros à la Guillotière et à la Croix-Rousse et dépassent 280 euros dans le Vieux-Lyon et sur la Presqu’île. De quoi susciter quelques vocations d’hôtelier en herbe, même si ce juteux business est réservé aux propriétaires.Si beaucoup de locataires n’hésitent pas à poster des annonces pour quelques nuits, ils sont en effet dans l’illégalité : sauf mention explicite du bailleur, la sous-location est interdite pour tous les baux signés après le 27 mars 2017. Les contrevenants s’exposent à une lourde sanction, allant jusqu’au remboursement des loyers perçus et à l’expulsion du logement. Même si, en pratique, il est très rare d’en arriver à ces extrémités. C’est une des mesures prises ces dernières années pour encadrer le juteux business Airbnb. La plateforme qui récolte une taxe de séjour de 3 % (plafonnée à 2,53 euros) depuis 2018, dont elle reverse le montant à la municipalité chaque année. Histoire de mettre les plateformes sur un pied d’égalité avec les hôteliers.

Lyon sans Lyonnais

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