Hélène Courtois
Pierre Antoine Pluquet ©

Femmes et sciences : trois exemples lyonnais contre les préjugés

Un sondage Opinion Way pour la fondation L’Oréal montre la persistance des préjugés sur les capacités des femmes à mener des carrières scientifiques.

Intitulé "Women in science" (les femmes dans la science), le sondage d'Opinion Way, mené dans cinq pays européens et en Chine, dévoile ce chiffre effrayant : 89 % des Européens pensent que les femmes sont douées pour tout sauf les sciences ! Le chiffre grimpe à 97 % pour les Allemands (88 % en France), et il est équivalent que les sondés soient des hommes ou des femmes. Dans le détail, ce serait bien le manque de compétences des femmes qui nuiraient à leur potentielle carrière dans le domaine, loin devant le manque de confiance en soi ou le réseau professionnel.

Bien entendu, tout cela n'est que préjugé, rappelle L'Obs, qui publie les résultats du sondage. En France, les résultats des filles au bac scientifique sont équivalents si ce n'est meilleurs que ceux des garçons. Autre fait notable dans cette enquête : même si les Français plébiscitent Marie Curie parmi les plus grands scientifiques de l'histoire, de nombreuses découvertes majeures sont attribuées par erreur à des hommes.

Pour contrer ces idées fausses, on peut citer l'exemple de trois Lyonnaises qui démontrent chaque jour que haute carrière scientifique n'est pas synonyme de masculinité. Cathy Quantin-Nataf, géologue lyonnaise, a localisé un site d'atterrissage pour le robot européen Exo-Mars, qui partira en 2018 sur la planète rouge.

Spécialiste des probabilités et distinguée par le prestigieux prix Loewe, Alice Guionnet, elle, est directrice au CNRS dans l'unité de mathématiques pures et appliquées de l'École normale supérieure.

Quant à Hélène Courtois, chercheuse à l'institut de physique nucléaire de Lyon, elle a tout simplement découvert le "supercontinent" galactique qui englobe la Voie lactée, baptisé Laniakea. Toutes trois figuraient dans notre dossier d'avril dernier "Ils vont faire bouger Lyon".

Et l'on pourrait ajouter Marie-Hélène Perrard, cofondatrice de Kallistem, qui a développé une technologie de thérapie cellulaire permettant la différenciation des cellules souches germinales afin de produire, hors du corps, des spermatozoïdes morphologiquement normaux.

Alors, les filles, nulles en sciences ? Faux et archi-faux, il faut le faire savoir !

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