Capture d’écran de la campagne publicitaire de Gap

Enfants voilées : Regards de Femmes monte au créneau après la pub de Gap

Alors qu'une campagne publicitaire des vêtements Gap mettant en scène une enfant voilée fait polémique, l'association Regards de Femmes demande à ce que les pouvoirs publics puissent agir lorsque les parents voilent leurs filles.

Une publicité pour la marque de vêtements Gap a fait réagir sur les réseaux sociaux. La campagne "Gap to school" réalisée pour la rentrée scolaire avec des enfants d'une école primaire du quartier de Harlem, à New York, met notamment en scène une fillette voilée par un hijab qui lui couvre la tête, le cou et les oreilles. Diffusée fin juillet aux Etats-Unis, la publicité a été ensuite reprise sur le site français. Sous la vidéo mise en ligne dans laquelle apparaît la fillette, la marque appelle les enfants à "trouver de nouvelles sources d'inspiration"."Cette saison, GapKids encourage les enfants à renouer avec l'école en célébrant les différences et en leur offrant de nouvelles sources d'inspiration ! L'été touche peut-être à sa fin, mais l'automne est un moment privilégié pour renouer, célébrer les différences et trouver de nouvelles inspirations. Notre campagne est portée par des enfants venus du PS13 de Harlem, New York, et nous faisons appel à leurs forces et leur créativité pour réaliser quelque chose de vraiment incroyable ! " écrit la marque. Sur Twitter, plusieurs députées ont appelé au boycott de Gap. Aurore Bergé et Anne-Christine Lang de la République en Marche, ainsi que Valérie Boyer et la porte-parole Lydia Guirous chez les Républicains. Des prises positions donnant lieu à débat sur la religion et le féminin sur les réseaux sociaux.


Toujours en ligne, le groupe Féministes laïques a lancé une pétition signée par 7000 internautes pour demander à Gap Europe de se désolidariser de la campagne américaine. À Lyon, c'est dans la réalité que l'association Regards de Femmes demande des actes. "La prise de conscience face à l'image publicitaire est importante, la même prise de conscience est attendue face au réel, les bébés et petites voilées par leurs parents et portant niqab et hijab entravant leur mouvement, dans les rues de nos villes. L'enfermement par le voile islamiste et l'endoctrinement dans une vision hiérarchisée des sexes obèrent le futur des filles qui en sont victimes. Faudra-t-il attendre, comme pour l’excision, qu'une sœur aînée dénonce les pratiques de ses parents pour que la justice soit enfin saisie de cette maltraitance à fillettes ? ", écrit la présidente de l'association, Michèle Vianès. En 2016, l'association avait envoyé une lettre ouverte aux ministres de la Justice et du Droit des femmes pour demander si les "petites filles de filiation musulmanes étaient effectivement protégées par le cadre de la République française". À propos de la convention internationale des droits de l'enfant de 1989, la France émettait en particulier des réserves sur l'article 30, qui stipule que "dans les Etats où il existe des minorités ethniques, religieuses ou linguistiques ou des personnes d’origine autochtone, un enfant autochtone ou appartenant à une de ces minorités ne peut être privé du droit d’avoir sa propre vie culturelle, de professer et de pratiquer sa propre religion ou d’employer sa propre langue en commun avec les autres membres de son groupe".

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