© Guillaume Long 2019
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Éducation : Faut-il encourager l’esprit de compétition ?

Il est partout : à l’école, dans les activités extra-scolaires, dans la fratrie… S’invitant quasiment dès le berceau, l’esprit de compétition s’intensifie et reste présent tout au long de la vie. Quoi d’étonnant dans une société qui valorise largement les premiers, les plus rapides, les plus forts ! Alors, faut-il donner à son enfant l’envie de se hisser au rang des meilleurs, au risque de favoriser chez lui un certain individualisme, ou le voir rester sur le banc de touche ?

Les parents aiment voir leur enfant caracoler en tête. Même s’ils s’en défendent, c’est valorisant ! Ils y trouvent aussi un certain confort : pas besoin de “pousser” celui qui est motivé par le “challenge” et la performance, qui semble comme un poisson dans l’eau dans un environnement compétitif. Martin, 16 ans, affiche ainsi clairement son goût pour la compétition : “J’aime bien être classé. Ça permet de se situer, c’est bien représentatif de sa performance. Ça me motive sans trop me stresser. Je trouve que c’est moteur. Par exemple, quand je participe à une course de running, je fais toujours un meilleur temps qu’à l’entraînement.” Seulement, à ce petit jeu, tous les enfants ne sont pas égaux. À l’opposé des compétiteurs nés, d’autres restent en retrait, voire montrent des signes de souffrance face à une course aux résultats qu’ils ressentent comme anxiogène, voire qui les paralyse. “Ma fille n’a pas voulu aller en prépa car elle ne supporte pas les classements, explique la mère de Zoé, 20 ans. Être au premier plan, se mettre en avant, être la première de la classe, ça la gêne, c’est quelque chose qu’elle vit mal, d’autant qu’elle ne voit pas à quoi ça sert, et qu’elle ne se trouve rien de mieux que les autres.”

La compétition, contre les autres ou envers soi-même ?

Pour savoir quelle attitude adopter vis-à-vis de son enfant, il est important de bien distinguer le bon du mauvais esprit de compétition. Le bon, c’est celui qui donne envie de faire des efforts, de faire mieux qu’avant, voire de gagner, mais sans chercher à écraser les autres. C’est une sorte de challenge avec soi-même, qui aide à ne pas se décourager et à recommencer si on a raté.

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