Echange places de concert contre bénévolat

Quai de la gare d'eau, à Vaise, on entend de la musique et des rires s'échapper des locaux de l'association Sport dans la Ville, ce jeudi 27 août.

Il fait chaud mais la cinquantaine de jeunes venus participer à l'opération Orange Rockcorps est à pied d'œuvre, enfin presque. Le concept est simple : en échange de quatre heures de bénévolat, ils gagneront une place pour le concert unique organisé pour l'occasion à Paris, le 2 octobre. Une initiative destinée à "promouvoir le bénévolat festif et à dépoussiérer l'image du volontariat auprès des jeunes" qui rencontre un large succès.

Organisé depuis 2005 aux Etats-Unis, c'est la première année que l'événement est importé en France. En tout, plus de cinquante projets volontaires seront menés d'ici octobre, principalement en région parisienne. Le partenariat avec l'association Sport dans la ville, qui promeut l'insertion professionnelle des jeunes par le sport, est la seule initiative qui se déroule à Lyon. A l'affiche du concert : David Guetta, Sefyu ou encore Busta Rhymes.

Ambiance colonie de vacances

Il n'en fallait pas plus pour mobiliser Omar, Coline ou encore Franck. "Bien sûr, faut le dire, on est venus pour le concert, mais c'est aussi pour la bonne cause, ça fait toujours plaisir. Et puis il y a une super ambiance, de la musique, ça tue". Alors, malgré le ramadan qu'ils sont nombreux à suivre, ils arrosent, frottent, astiquent et repeignent les locaux de l'association. L'un d'eux s'est même fait passer pour malade au travail afin de pouvoir être là. Ambiance colonie de vacances. On chahute, on s'arrose, on joue au foot pendant la pause. La plupart ont déjà le visage plein de peinture et le t-shirt mouillé.

Heureusement, Marie-Albane est là pour les cadrer et elle n'y va pas par quatre chemins : "Toi, je te préviens, la prochaine fois, tu dégages ! ". "Ça part un peu dans tous les sens à certains moments mais globalement, le travail est fait. De toute façon, au bout des quatre heures, une fois la place de concert en poche, même si on est à la bourre, ils partent", regrette-t-elle. "Bon, par contre, là il faut qu'on y aille", s'exclame-t-elle à l'adresse des jeunes. Quelques minutes plus tard, le mur est presque terminé.

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