Easy Jet Lyon : son bébé a la varicelle, elle est débarquée de l’avion

Alors qu’elle s’apprêtait à décoller de Lyon en direction d’Ajaccio, une maman s’est vue priée de descendre de l’avion Easy Jet à cause de son bébé, porteur de la varicelle. Laissée seule sur la piste, elle a dû attendre deux jours pour rentrer chez elle.

Elle voulait rentrer chez elle avec sa famille, mais Easy Jet en a décidé autrement. Le 13 août dernier, une maman et son bébé de 9 mois ont été sommés de descendre d’un avion en direction d’Ajaccio après qu’un steward a remarqué un bouton de varicelle récent sur le bébé. Dans les colonnes du Progrès, Sarah Poggionovo, raconte : "J’ai précisé qu’elle [sa fille] n’était plus contagieuse, que els boutons avaient fait des croûtes, ce qui signifie que le virus n’était plus actif." La maman raconte avoir essayé de s’expliquer, mais devant la fermeté du personnel de bord, elle se résigne à quitter l’avion. "J’ai protesté mais je n’ai pas voulu faire d’esclandre devant ma fille aînée qui ne comprenait pas ce qui se passait. J’ai dit à mon mari de prendre le vol avec Manon [leur fille aînée]", poursuit la jeune femme.

Débarquée avec ses bagages, Sarah Poggionovo se retrouve sur le tarmac avec sa fille de 9 mois à plus de 22h, sans solution de repli. Dès le lendemain, elle fait faire un certificat médical qui atteste que sa fille n’est plus contagieuse, et recontacte Easy Jet pour obtenir un autre vol : "De manière hallucinante, ils n’ont rien voulu savoir !" Il faudra attendre le 15 août pour que la maman et son bébé puissent retourner en Corse via AirCorsica. Dans un communiqué transmis au Progrès par la maman expulsée de l’avion, Easy Jet explique : "Les passagers avec une varicelle active (stade contagieux) ne sont pas admis à bord. Comme indiqué sur [notre] site internet, les passages peuvent voyager 7 jours après l’apparition du dernier bouton et sur présentation d’un certificat médical attestant du caractère non contagieux de la condition du passager. La sécurité et le bien-être de nos passagers sont notre première priorité." Pour Sarah Poggionovo, qui s’est retrouvée démuni sur la piste de décollage, la réponse ne fait pas sens. Elle attend toujours des excuses et des dédommagements de la part d’Easy Jet : "Qu’il faille un certificat médical pour voyager, je peux le comprendre. Mais on ne laisse pas une femme et son enfant sur une piste d’aéroport."

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