Des signes avant-coureurs de reprise dans le Rhône

Une étude montre que si les sociétés ne perçoivent pas de rebond, elles anticipent pourtant une hausse de leur chiffre d'affaire, une stabilité voire même une progression de leurs effectifs et estiment leur trésorerie saine. Seul l'investissement reste à l'arrêt.

Menée par la chambre de commerce et d'industrie de Lyon (CCI), une enquête redonne le sourire aux entrepreneurs rhodaniens. Ce n'est pas encore la croissance, mais peut-être ses prémisses. "Le regain d'optimisme des chefs d'entreprises est réel, même s'il est encore fragile", observe Guy Mathiolon, président de la CCI.

L'industrie moins optimiste que les services

L'étude commence pourtant avec un résultat défavorable : sur la centaine d'entreprises interrogées début janvier, 42 % déclarent ne pas percevoir des signes de reprise (en stabilité depuis l'été 2009). Cette proportion est nettement plus élevée dans l'industrie, le commerce de gros et les services aux entreprises (46 %), durement frappés par la crise, que dans le commerce et les services à la personne (30 %).

Mais les autres paramètres étudiés donnent des raisons d'espérer. En particulier 29 % des sociétés s'attendent à voir leur chiffre d'affaire progresser au 1er semestre. Il faut le noter, c'est le score le plus élevé depuis un an, à égalité avec octobre 2009. Et là encore les activités tertiaires (15 %) s'en sortent mieux que les autres (22 %). Plus significatif : les entreprises qui s'attendent à une baisse de leurs performances ne représentent plus que 20 % du panel, contre 52 % en juillet 2009.

La faiblesse de l'investissement

"Comment vos effectifs vont-ils évoluer au cours du prochain trimestre ?", leur a-t-on demandé. 27 % des entreprises prévoient que leurs équipes vont s'étoffer, 6 % qu'elles vont se réduire, la plupart anticipant à une stabilité (63 %). L'enquête pointe un autre signe positif, ô combien important pour elles : leur trésorerie. Pour 75 % d'entre elles, celle-ci est satisfaisante. Un seuil jamais atteint depuis un an.

"Un point nous préoccupe particulièrement : la faiblesse des projets d'investissements, notamment dans l'industrie", signale toutefois Guy Mathiolon. 47 % des sociétés industrielles ne pensent pas investir au cours du prochain trimestre. Ce chiffre ne cesse de progresser mois après mois. Se profile ainsi le spectre d'une reprise molle, non alimentée par l'investissement des entreprises, pourtant l'un des moteurs principaux de la croissance.

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