Service de soin intensif du Professeur Jean-Christophe Richard (unité Covid-19), à l’hôpital de la Croix-Rousse, à Lyon (©MAXPPP/PHOTOPQR/LE PROGRES/Joël PHILIPPON)

Coronavirus à Lyon : l'étude Discovery abandonne la recherche sur deux médicaments

Les deux bras testant la combinaison lopinavir/ritonavir avec ou sans interféron bêta ont été abandonnés pour des raisons de risques médicaux.

Alors que le bras testant l’hydroxychloroquine avait déjà été abandonné, l'étude Disvoery va aussi stopper les deux bras testant la combinaison lopinavir/ritonavir avec ou sans interféron bêta. Cette décision s’appuie sur les recommandations d’arrêt formulées par les comités d’experts indépendants des deux essais.

“Celles-ci sont basées d’une part sur l’absence d’efficacité sur la mortalité à 28 jours des patients hospitalisés pour les bras lopinavir/ritonavir (avec ou sans interféron béta) par rapport au traitement standard. D’autre part, dans l’essai Discovery, qui analyse de façon approfondie les évènements indésirables chez les patients traités, le comité indépendant a souligné la fréquence significativement plus élevée d’effets indésirables graves concernant la fonction rénale dans les deux groupes de patients recevant la combinaison lopinavir/ritonavir, notamment chez les patients hospitalisés en réanimation”, explique l'Inserm.

L’essai britannique Recovery avait également arrêté le bras de traitement avec lopinavir/ritonavir pour absence d’efficacité. L'INSERM indique toutefois que les essais cliniques vont se poursuivre. Il ne reste plus qu'actuellement que les tests sur le remdesivir et possiblement de l’interféron bêta. Par ailleurs, des publications dans des journaux internationaux à comité de lecture sont en préparation concernant tant l’évaluation de l’hydroxychloroquine que du lopinavir/ritonavir. Jusqu'ici, 760 patients ont été intégrés à l’essai Discovery et 5500 à Solidarity. 

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