Cité Internationale : trois manifestantes blessées dans une chute

Les forces de l'ordre ont lancé des gaz lacrymogènes sur des manifestants massés devant l'Amphithéâtre. Trois femmes, dans un mouvement de recul, ont marché sur une grille qui a cédé. Deux d'entre elles sont dans un état sérieux. Il n'y a pas eu de charge policière.

Devançant toute polémique, la préfecture s'est fendue ce jeudi d'un communiqué. "Les blessures occasionnées aux personnes ne sont pas directement liées à une charge des forces de l'ordre". Trois femmes, originaires de St-Etienne, ont fait une chute ce jeudi, à 11h30, à la Cité Internationale. Elles marchaient sur une grille au sol, surplombant un local technique, quand celle-ci a cédé. Deux d'entre elles ont été grièvement blessées, âgées entre 40 et 50 ans. L'une, admise à l'hôpital Edouard-Herriot, a un trauma crânien. L'autre, à Lyon-Sud, souffre de blessures au thorax, au fémur et au bassin.

Ces victimes participaient à une manifestation alors que se tenait à l'intérieur de l'Amphithéâtre le 36e congrès de la fédération des établissements hospitaliers et d'aide à la personne. 1500 personnes selon la police, 2000 d'après les organisateurs, s'étaient massées devant les portes d'entrée de la salle. Elles protestaient contre la dénonciation par la fédération de la convention collective en vigueur. Selon les syndicats, les personnels seraient ainsi lésés, perdant des avantages en termes de récupérations des jours fériés travaillés, des primes de fin d'année et du paiement des heures supplémentaires.

Selon la préfecture, les manifestants "ont tenté à de multiples reprises de pénétrer dans le bâtiment. Ils en ont été empêchés par les forces de l'ordre présentes sur les lieux. Lesquelles, pour se dégager face à une pression forte et agressive, ont dû faire usage de gaz lacrymogènes". La syndicaliste que nous avons contactée affirme qu'une délégation, dont elle faisait partie, a pourtant pénétré dans l'Amphithéâtre. "Mais les autres salariés attendaient simplement que l'on sorte".

Après le lancé de gaz lacrymogènes. "il y a alors eu un mouvement de foule. Et en reculant, ces trois femmes sont tombées. Les policiers n'ont pas chargé", confirme-t-elle. La préfecture explique, elle, que les trois personnes "qui avaient été incommodées par les gaz se sont rendues vers un point d'eau pour se laver les yeux. A leur retour, elles sont passées sur une grille d'aération très éloignée du lieu de la manifestation". Les versions convergent ensuite : la grille a cédé et les trois femmes ont fait une chute de plus de trois mètres. "Les pompiers ont même eu du mal à extraire l'une d'elles", affirme la syndicaliste.

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