Cantines : préavis de grève maintenu pour la rentrée

Lors du conseil municipal du 1er juillet, Gérard Collomb et son adjoint aux ressources humaines, Dominique Bolliet, semblaient compter sur les rivalités syndicales pour faire cesser la grève des personnels des cantines scolaires. Las, les deux intersyndicales en présence annoncent vouloir faire “front commun” à la rentrée des classes. Et, après trois réunions, la situation ne semble pas près de changer.

Contrairement à ce que nous écrivions le 5 juillet, le dialogue n’a pas seulement été rétabli entre l’intersyndicale CGT-CFDT lors d’une réunion avec la mairie de Lyon le 4. En effet, selon nos informations, ce jeudi-là, l’autre intersyndicale, CFTC-Unsa-Sud (gréviste du 24 juin au dernier jour de l’année) était également présente à la table des négociations.

Les syndicats “inquiets quant à la possibilité d’un accord”

“L’autre intersyndicale nous a rejoints durant la réunion et revendique exactement la même chose que nous, nous révèle le secrétaire général de la CGT Lyon, Richard Delauzun. Mais, vu la complexité du dossier, nous sommes inquiets quant à la possibilité d’un accord avec la municipalité.” Le durcissement de ton de la mairie ce même jour, 4 juillet, n’a donc pas convaincu des syndicats désormais unanimes.

Pis, la tendance inverse a reçu confirmation ce jeudi 11 juillet, puisque, à l’issue d’une autre réunion entre les services municipaux et les deux intersyndicales, ces dernières campent sur la même position. Seule évolution : leurs critiques se concentrent désormais plus sur leur employeur privé, la société Avenance, que sur les services de la Ville. Pourtant, plus de moyens et de personnels compétents, engagés sur du long terme, sont toujours réclamés.

CGT-CFDT et CFTC-Unsa-Sud en “front commun” d’ici à septembre

“Cette direction est un casse-tête pour l’Administration, le maire et les syndicats. Nous en sommes à la troisième rencontre pour mener les négociations, et nous n’avons pas avancé d’une miette ! Donc la CGT ne s’est pas trompée, estime Richard Delauzun. Il nous faudra au moins de juin jusqu’à août pour trouver un début d’accord. Dans cette perspective, les services du maire ont eu tort au contraire : les syndicats lyonnais des cantines sont solidaires !” Avant d'ajouter : “Oui, aujourd’hui, on peut dire qu’il y a un front commun !”

L’intersyndicale CFTC-Unsa-Sud a d’ores et déjà déposé un préavis pour la rentrée dans la foulée de la CGT et de la CFDT, “avec des revendications identiques sur le fond”. Suite à celle de ce jeudi, une nouvelle table ronde aura lieu vendredi 19 juillet. Mais le statu-quo reste pour l'heure de mise, et aucune avancée décisive ne permet d’envisager une sortie de crise rapide.

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