“Avec le temps de parole de Macron, Dupont-Aignan serait à 20 ou 30 %”

Gerbert Rambaud, le porte-parole local de Nicolas Dupont-Aignan, est l’invité de L’Autre Direct pour présenter la campagne de son candidat à la présidentielle.

Lyon Capitale : L'objectif de Nicolas Dupont-Aignan était d'être le premier des petits candidats en 2012. Un objectif qu'il est en passe de réussir en 2017. Vous dites merci à François Fillon et ses déboires ?

Gerbert Rambaud : Aujourd'hui, vos confrères parlent de lui comme d’un "moyen candidat". Donc il progresse. Plus sérieusement, s'il avait eu le même temps de parole qu’Emmanuel Macron ou d'autres, il serait à 20 ou 30 % dans les sondages. Il y a un vrai problème de démocratie sur le temps de parole que l'on donne pour l'élection présidentielle.

Il a surtout profité de l'effondrement de François Fillon. Le constatez-vous sur les marchés ou dans la rue ?

Certaines personnes ont découvert Nicolas Dupont-Aignan. Elles viennent de la gauche ou de la droite. Il y a effectivement aussi des personnes déçues par la droite qui se disent qu'elles ne peuvent plus voter pour François Fillon et qui retrouvent une personne issue de cette famille gaulliste qu'est Nicolas Dupont-Aignan.

Sur la question européenne, on a du mal à saisir le positionnement de Nicolas Dupont-Aignan. Quel est votre projet pour la France par rapport à l'Europe ?

Je dois être un très mauvais pédagogue, parce que, à chaque fois, vous me posez la même question. Nous ne sommes pas anti-européens, mais pour l'Europe des nations. Nous avons rédigé un traité alternatif pour proposer de revenir à cette belle Europe que nous aimons, cette Europe qui va créer de vrais projets entre pays.

Une “Europe symbole” finalement ?

Non c’est une Europe de projets. Celle qui a fait Airbus, Arianespace et beaucoup d'autres choses. Quel est le projet de l'Europe aujourd'hui, à part d'utiliser des travailleurs roumains en sous-esclaves en France ?

Retrouvez la suite de notre entretien avec Gerbert Rambaud dans la vidéo ci-dessous.
à lire également
Jean-Marie Girier (au premier plan) arrivant à l’Elysée avec Arnaud Leroy, Sibeth Ndiaye, Benjamin Griveaux, Richard Ferrand et Julien Denormandie, le 14 mai 2017 © Stéphane de Sakutin / AFP
Ce n’est finalement pas sur les ristournes d’Olivier Ginon à En Marche que la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron se judiciarise, mais sur une affaire lyonnaise. L’opposition LR suspecte les collectivités présidées par Gérard Collomb d’avoir apporté un soutien illégal au futur président de la République pendant la campagne électorale. La justice veut désormais savoir si ces activités, exercées dans ce qui est habituellement un angle mort de la Commission des comptes de campagne et des magistrats, sont répréhensibles.
1 commentaire
  1. inesP - 14 avril 2017

    Avec le programme pro-oligarchie mondialiste d'En Marche (en marche... vers la vente à la découpe de la France), Dupont-Aignan aurait le temps de parole de Macron !

Les commentaires sont fermés

d'heure en heure

d'heure en heure

derniers commentaires
Faire défiler vers le haut