Après Renault, l'usine Bosch de Vénissieux sera-t-elle condamnée pour discrimination raciale ?

Au dossier sont associés les cas de trois ouvrières qui veulent faire reconnaître une discrimination sexiste. Une première audience s'était déroulée le 4 décembre 2007 mais les juges prud'homaux n'avaient pu trancher. Un juge professionnel "départiteur" avait donc dû être nommé pour réexaminer l'affaire.
La nouvelle audience a connu un rebondissement d'importance : "On a déposé trois transactions entre la direction du site et des ouvriers sur la discrimination raciale. Lesquels ouvriers avaient ensuite retiré leur plainte", explique Mohamed Brahmi de la CGT Bosch. Ce syndicaliste (responsable cégétiste de la lutte contre les discrimination au niveau confédéral), est à l'origine d'une procédure identique contre Renault. Or le constructeur automobile a été condamné, le 2 avril, par la cour d'appel de Versailles pour "discrimination raciale". La décision est donc toute fraîche et ce contexte juridique pourrait particulièrement peser dans la décision du juge. Malgré tout, l'avocat de Bosch, Joseph Aguerra reste confiant : "tout ceci ne repose absolument sur rien". Verdict le 20 juin.

Vidéo : Thomas Coudert

Lire nos articles précédent sur le sujet :

Le plus important procès pour discrimination raciale au travail Procès Bosch : verdict le 4 mars

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