Jean-François Debat, président du groupe à la région © Tim Douet

Ain : trop de femmes à la direction, la collectivité doit payer 90 000€

La communauté d'agglomération de Bourg-en-Bresse a été condamnée à payer 90 000€ d'amende pour avoir nommé trop de femmes dans son équipe de direction.

Le Grand Bourg, communauté d'agglomération de Bourg-en-Bresse, va devoir payer 90 000€ d'amende pour ne pas avoir respecté la parité dans son équipe de direction. Sauf que cette fois ci, c'est le nombre de femmes qui est considéré comme trop élevé par la préfecture de l'Ain. En effet, dans cette toute jeune collectivité créée en 2017, 4 femmes ont été nommées à des postes de direction contre un seul homme. Jean-François Debat, le président socialiste de la collectivité a immédiatement réagi sur les réseaux sociaux :  "Cocasse d’être mis à l’amende pour ce motif... ! Je préfère que ce soit dans ce sens-là plutôt que dans l’autre mais 90.000€ pour avoir trop de femmes dans des postes à responsabilité, c’est cher payé.." . Une amende qui peut effectivement paraître aberrante, puisque la loi qui l'autorise a été conçue pour améliorer la présence des femmes dans les postes à hautes responsabilités. Dans les faits, le texte prévoit une parité à 60 %/40 % d'hommes et de femmes et inversement : le Grand Bourg est en dessous avec l'équivalent de 20 % d'hommes. Jean-François Debat a prévu de faire un recours contre cette décision.

7 commentaires
  1. vieux caladois - 30 août 2019

    il n'y a pas de raison que ce soit toujours dans le même sens, les lois de parité doivent être appliquées aussi bien pour les femmes que pour les hommes, n'en déplaise aux bien-pensants

    1. Gaë De Lyon - 30 août 2019

      On attend autant de hargne pour les 90% des postes de direction. Petit fragile.

      1. vieux caladois - 31 août 2019

        et alors ? ça veut dire quoi ?

  2. minimom - 30 août 2019

    De toutes façons, même à 100% des postes occupés par des femmes, elles en voudront encore 110%. J'ai personnellement été évincé dans une collectivité, seul homme sur 3 postes de direction à pourvoir lors d'une fusion, pour ensuite y nstaller deux femmes plus en promouvoir une troisième, tandis que j'ai été mis au placard... Je suis donc très intéressé par cette affaire. La FPT, notamment les fonctions administratives (payées bien plus que les services techniques où je travaille) sont hyper féminisées, comme la FP Hospitalière, comme l'Education Nationale, ce qui ne semble pas gêner les féministes. Dans ma vie professionnelle, le premier poste de direction que j'ai occupé m'a été proposé après refus d'une collègue femme qui, à peine étais je nommé, me demandait une augmentation... Le belle pensée actuelle veut considérer systématiquement, en tous domaines, la femme comme étant victime. Il faut cesser de généraliser pour les siècles à venir cette position. D'ailleurs, quand on sonde des salariées, généralement elles préfèrent de loin avoir un supérieur masculin. Les deux femmes que j'ai eues comme supérieures dans ma vie professionnelle m'amènent aussi à penser cela. Et j'en connais qui ont sur des postes de direction des comportements dictatoriaux très éloignés du mode de management prétendûment différent des femmes. En tous les cas, pour revenir à l'actualité, on peut s'étonner de l'apétence de ce président pour le recrutement de femmes... Ma vie professionnelle m'a aussi améné à croiser des "relations" plus que professionnelles entre des élus masculins et leur collaborateur direct (en collectivité, comme en association). L'honnêté devrait faire dire aux femmes que pour éviter ce genre de dévoiement, il faut en effet un management autant que possible paritaire. Ce président de collectivité aurait tout autant pour recruter façon "Moix" à 100% des femmes de moins de 50 ans, asiatiques de préférence: il aurait dit quoi alors? Qu'il veut favoriser les minorités et en plus l'insertion des jeunes. La belle pensée permet de tout dire sans qu'on puisse critiquer frontalement cette bêtise incarnée.

    1. vieux caladois - 31 août 2019

      merci pour votre témoignage : en effet les excès du féminisme à tous crins qui ne respectent pas la parité 50/50, ça suffit ! et si on ose le dire on se fait lyncher par ses bien-pensants, à croire qu'ils ont eu un père à 20 % et une mère à 80 %...les réactions de ces ayatollahs tels Gaë De Lyon ne vont pas tarder, par idéologie...comme d'habitude...heureusement elles ne sont pas toutes ainsi : je connais beaucoup de femmes qui assument et respectent pleinement cette parité à 50/50

  3. JANUS - 17 septembre 2019

    Tiens ! "abolition de la monnaie" ne nous a pas donné sa leçon du jour. Ca ne saurait tarder !

    1. vieux caladois - 18 septembre 2019

      pourtant ...depuis le temps...

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