Pascale Crozon
@Tim Douet

Affaire Denis Baupin : Pascale Crozon "salue les élues écologistes"

Pascale Crozon, députée du Rhône et rapporteure de la loi sur le harcèlement sexuel a "salué" les élues écologistes qui ont dénoncé Denis Baupin pour des faits relevant du harcèlement sexuel. Le vice-président de l'Assemblée nationale et ancien membre d'Europe Ecologie Les Verts a présenté sa démission aujourd'hui suite à ces témoignages.

La députée du Rhône Pascale Crozon est la rapporteure de la loi sur le harcèlement sexuel. Une loi qui "visait à libérer la parole des victimes et à faire que la honte change de camp" en matière de harcèlement sexuel. À ce titre, dans un communiqué de presse, elle "salue les élues écologistes qui ont eu ce courage et souhaite vivement que la justice soit saisie et se prononce sur les faits non encore prescrits". Pascale Crozon "appelle tous les partis à prendre des mesures pour prévenir et signaler de tels comportements en leur sein". En effet, "il en va de la crédibilité de nos engagements" selon elle.

Harcèlement et agressions

La députée du Rhône fait ainsi référence aux témoignages de huit femmes parmi lesquelles Isabelle Attard, Sandrine Rousseau ou encore Elen Debost. Elles ont expliqué auprès de Mediapart et France Inter avoir été victimes d'actes relevant du harcèlement sexuel de la part de Denis Baupin, ancien membre d'Europe Ecologie les Verts et depuis quelques heures ancien vice-président de l'Assemblée Nationale. Celui-ci ayant présenté sa démission dans la journée. Certaines victimes, comme Elen Debost et Isabelle Attard, déclarent avoir reçu des SMS d'incitation sexuelle, malgré avoir précisé qu'elles n'étaient pas intéressées.

D'autres ont été agressées physiquement. Sandrine Rousseau raconte des faits datant d'octobre 2011. "Il m'a plaquée contre le mur en me tenant par la poitrine et a tenté de m'embrasser dans le couloir, durant une pause alors que j'animais une réunion. J'en ai parlé à deux membres de la direction du parti. L'un m'a dit : "Ah, il a recommencé." L'autre : "Ce sont des choses qui arrivent très souvent" ". Une situation dont les responsables du groupe EELV auraient donc eu connaissance. Aucune plainte n'a été déposée par les victimes. "Je mesure combien il demeure difficile de parler face à la tolérance culturelle du sexisme dans un grand nombre de milieux. En la matière, le monde politique n'est malheureusement pas exemplaire", déclare Pascale Crozon.

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