Affaire Augustin à Lyon : les éléments déjà connus

Depuis la révélation sur les réseaux sociaux, par ses proches, de l'agression de l'adolescent de 17 ans, les versions divergent sur ce qu'il s'est passé vendredi 21 août dernier place Bellecour.

Dimanche, le frère d'un adolescent de 17 ans prénommé Augustin, expliquait sur Facebook que son cadet avait été agressé par “5 racailles colorées (sic)”. Selon l'auteur du post, le garçon a pris la défense de filles qui  “commençaient à être agressées par cinq individus”.  “Voyant cela, mon petit frère Augustin de 17 ans a pris leur défense en retenant ces individus le temps qu'elles rentrent à l'abri dans le Monoprix. À cinq contre lui (...) ils l'ont fracassé gratuitement sans que personne n'intervienne, ni pour les filles, ni pour lui”, a écrit le frère sur son compte Facebook. La victime aurait “plusieurs dents cassées et une fracture de la mâchoire”. Une information rapidement reprise par les élus de droite et d'extrême droite à Lyon et par la presse, sans que les faits aient été confirmés par les premiers éléments d’enquête policière.

Depuis les filles impliquées dans cette affaire ont remercié Augustin pour son geste, mais largement critiqué la version des faits diffusée par ses proches sur les réseaux sociaux. “Augustin s'est mangé une pêche. Il a pris un coup de poing dans la mâchoire, et il a dit qu'une de ses dents avait été cassée. Après, les garçons sont partis, sachant que moi et mes copines nous nous sommes interposées, ne sommes pas parties. On s'est assurées que tout allait bien, on est restées plus de vingt minutes avec lui”, a déclaré l'une d'elles au micro d'Europe 1 infirmant la thèse du lynchage et de la perte de conscience du jeune homme diffusée par ses proches. Une vidéo publiée sur Snapchat le soir de l'agression semble corroborer la version de la jeune fille. On y entend un garçon qui serait Augustin déclarer “juste, on vous a vus, elles n’avaient pas l’air très réceptives, on voulait juste s’assurer”. Puis plusieurs personnes se font face à face dans la confusion avant que la même voix d'homme crie “tu m'as enlevé une dent”, debout devant son agresseur.

Concernant l'enquête, une exploitation des images de vidéosurveillance est en cours tandis que les protagonistes sont auditionnés par les forces de l'ordre. Selon l'AFP, les pompiers et la police n'ont pas été contactés le vendredi soir. Le soir de l'agression, l'adolescent a pris le métro avant que son père ne vienne le chercher et le conduise aux urgences. Augustin a lui été opéré de la mâchoire lundi et va être examiné par un médecin légiste ce mercredi pour déterminer son ITT. Les personnes impliquées dans l’altercation sont toujours recherchées.

1 commentaire
  1. Abolition_de_la_monnaie - 26 août 2020

    Il faudrait qu'il y ait un débat sur l'idée de la "héroïsation" portée par Monsieur Wauquiez et des membres du RN. Les lois républicaines sur la « non assistance à personne en danger » Article 223-6 Modifié par LOI n°2018-703 du 3 août 2018 - art. 5 dit :

    "Quiconque pouvant empêcher par son action immédiate, sans risque pour lui ou pour les tiers, soit un crime, soit un délit contre l'intégrité corporelle de la personne".

    C'est à partir des lois françaises qu'il faut agir. C'est en partie ça le vivre ensemble.

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