Photo d’archives de Grégory Doucet à la Guillotière. (Photo Hadrien Jame)

À la Guillotière, la mairie soutient un nouveau dispositif pour les “jeunes en errance”

Le conseil municipal a voté mardi 20 septembre le financement du projet associatif “Ligne 37”, action expérimentale destinée aux jeunes de la Guillotière a été voté ce mardi en conseil municipal.

Baptisé “ligne 37”, le dispositif, qui sera porté par l'association Le Mas, en partenariat avec les associations Capso et Alynea, verra le jour le 1er octobre. Il consistera en une “équipe mobile dédiée” dont le rôle sera d'aller vers les jeunes en errance du secteur Gabriel Péri afin de mieux connaître ce public qui évolue “en marge de l'action publique” et “entrer en contact avec eux afin de proposer un accompagnement en matière de santé, notamment de réduction des risques et dommages associés à la consommation de substances psychothropes, et de de les "orienter vers les services de droit commun, santé, juridiques et sociaux”, a détaillé le rapporteur de la délibération Jean-Luc Girault.

Pour compléter ces maraudes, des “conventions” seront créées avec le service universitaire d'addictologie de Lyon ainsi qu'avec le Vinatier, vers lesquels l'équipe mobile pourra orienter les jeunes. Une association, Hors la rue, sera par ailleurs chargée de sensibiliser “les acteurs lyonnais aux méthodes d'intervention”, et une fondation “apportera son expertise” en dispensant des formations et des mises en situation aux travailleurs sociaux.

Fruit d'un appel à manifestation d'intérêt lancé au printemps dernier, le dispositif sera financé par la ville à hauteur de 61 238€, qui s'ajoutent aux 127 044€ qu'elle a déjà engagés sur le secteur.

“Immobilisme”

Si l'opposition a reconnu le bien fondé du dispositif et voté en sa faveur, elle a sans surprise saisi au vol l'occasion pour tirer une nouvelle fois sur l'approche de la mairie sur la question de la Guillotière. “L'initiative est excellente, mais sur ce quartier le compte n’y est pas. La situation d’insécurité n’est pas à mettre à votre actif, mais l’immobilisme dont vous faites preuve sera mis à votre passif”, lancé David Kimelfeld à Grégory Doucet, l'invitant à prendre davantage en compte les propositions de l'opposition et exprimant son incompréhension face à "l'inflexibilité” de l'exécutif en matière d'“allocation des moyens”. Il lui a également reproché son “boycott” du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin avec qui les échanges ont été vifs pendant l'été, l'invitant à mettre fin à ce “combat de coqs”, “un peu genré”.

Du côté du "Groupe Pour Lyon”, Ludovic Hernandez, conseiller du 6e arrondissement, a salué “vivement l'engagement, l'implication et le dévouement” des associations, tout en estimant que leur action ne suffirait pas “en l’absence d’un véritable plan de transformation de la Place accompagné du courage politique que cela suppose”. “Vous vous contentez de déléguer vos responsabilités aux associations à travers quelques subventions qui ne transforment et ne transformeront jamais rien" a-t-il tancé le maire de Lyon, critiquant des actions éparpillées, sans fil directeur, très loin des promesses de changement annoncées par le “Plan d'actions pour la place du Pont” annoncé par l'exécutif lyonnais en 2021.

Face à quoi le maire de Lyon a tâché de défendre sa “stratégie multisectorielle”, énumérant les actions menées et assurant des résultats visibles en matière de tranquillité publique du renforcement des forces de l'ordre dans la zone.

 

 

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